Association Bretagne-Israël

23022008

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Cette association a pour but de promouvoir des liens culturels, économiques et touristiques entre ces deux pays.

                             

 

 




Les réfugiés oubliés des pays musulmans.

17112010
Une problématique mal connue : la question des refugiés du Proche-Orient
17/11/10

Les réfugiés oubliés des pays musulmans. transparent
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- - Thème: Proche-Orient

 

 

Jean-Pierre Allali revient d’u0188ggne mission en Israël où, du 7 au 10 novembre 2010, au sein d’une délégation de la JJAC (Justice for Jews from Arab Countries), il a rencontré de nombreux dirigeants israéliens et participé à des réunions de travail sur la question des réfugiés du Proche-Orient. Avant de nous livrer, demain, son « carnet de bord » au jour le jour, il nous propose une étude particulièrement bien documentée et étayée sur une problématique finalement mal connue.

Depuis plus de soixante ans, la question des « réfugiés palestiniens » plombe littéralement toutes les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens. Avec la problématique de l’avenir de Jérusalem et, celle, plus récemment mise en avant, du refus par la partie arabe, de reconnaître le caractère juif de l’État d’Israël, cette question véritablement lancinante est à l’origine de bien des blocages. D’autant plus qu’elle sous-entend le fameux « droit au retour » toujours revendiqué par les Palestiniens, y compris par le « modéré » Mahmoud Abbas, à savoir, l’envahissement d’Israël par plusieurs millions de personnes supposées retrouver leurs terres d’origine et leurs maisons d’antan ou du moins celles de leurs ancêtres.

Ce qui est particulièrement étonnant, remarquable même, c’est, d’une part que le problème des réfugiés dans le monde, à travers le temps et à travers les pays a toujours été résolu d’une quelconque façon, nous en donnerons quelques exemples et que seul demeure, savamment entretenu pour qu’il perdure ad eternam, celui des Palestiniens. Et que, d’autre part, la question non moins légitime, des réfugiés juifs originaires des pays arabo-musulmans, est généralement passée sous silence alors qu’elle constitue, indubitablement, un pendant logique à celle des réfugiés palestiniens.

Ce questionnement, en réalité, est très ancien, même s’il n’apparaît souvent qu’en filigrane dans les textes les plus divers.

Ainsi, par deux fois, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés s’est exprimé sur le sujet.

À Genève, en février 1957, Auguste Lindt, Haut Commissaire, écrit dans son rapport : « Un autre problème urgent est en train d’apparaître : celui des réfugiés venant d’Égypte. Il ne fait aucun doute, dans notre esprit que ces réfugiés d’Égypte, qui ne sont pas en mesure d’être placés sous la protection de leur gouvernement, tombent de facto sou la responsabilité de mes services ». Il va sans dire que le commissaire Lindt faisait référence aux milliers de Juifs égyptiens contraints à l’exil dans des conditions épouvantables par le raïs égyptien Gamal Abdel Nasser.

Le 6 juin 1967, son collègue, le docteur E. Jahn affirmait, dans un document officiel :

« Je me réfère à nos récentes discussions concernant la situation des Juifs originaires du Proche-Orient et d’Afrique du Nord après les récents événements. Je suis désormais en mesure de vous informer que de telles personnes peuvent être considérées, à première vue, comme relevant du mandat de notre office ».

Les résolutions des Nations unies, elles-mêmes, on ne le sait pas toujours, incluent dans leurs attendus la question des réfugiés juifs.

La fameuse résolution 242 adoptée le 22 novembre 1967 à laquelle on fait souvent référence stipule qu’un accord de paix devra nécessairement inclure une juste solution du problème des réfugiés.

Il n’est pas fait mention, comme on le voit, dans cette résolution, de « réfugiés palestiniens » comme le souhaitaient, à l’époque, certains délégués, notamment le représentant russe. C’est à dessein que la formule finale a été choisie afin d’inclure, dans le concept générique de « réfugiés », les réfugiés arabes comme les réfugiés juifs. C’est ce qu’a expliqué, après l’adoption de la résolution 242, le représentant des États-Unis, Arthur Goldberg :

« Une omission notable dans la résolution 242 est l’absence de toute référence aux Palestiniens, à un État palestinien en Cisjordanie ou à l’OLP. Les termes choisis se rapportent aussi bien aux réfugiés arabes qu’aux réfugiés juifs car on compte un nombre à peu près égal de personnes de chaque ensemble qui ont été amenées a abandonner leurs foyers à la suite des différents conflits ».

En octobre 1991, lors de la fameuse Conférence de Madrid, le secrétaire d’État américain, James Baker, dans ses propos liminaires, avait tenu à ne faire aucune distinction entre réfugiés juifs et réfugiés arabes, préférant parler de « populations de la région qui ont été déplacées de leurs foyers ».

La « Feuille de Route », mise au point par le Quartet en avril 2003, demeure dans la même imprécision volontaire parlant d’une « solution acceptable, juste et réaliste du problème des réfugiés ». Il en a été de même lors des accords de Camp David de 1978 entre l’État d’Israël et l’Égypte, du traité de paix israélo-égyptien (1979), du traité de paix israélo-jordanien (1994) et même des agréments signés entre Israéliens et Palestiniens (1993 et 1995).

Dès lors, c’est fort opportunément que deux textes législatifs importants sont venus, ces dernières années, combler un vide qui devenait préoccupant. C’est ainsi que le 1er avril 2008, le Congrès américain a voté la résolution 185 qui accorde désormais officiellement le statut de réfugiés aux Juifs qui, installés en terre d’islam, ont dû quitter leur pays après la proclamation de l’indépendance de l’État d’Israël. Plus récemment, la Knesset, le parlement israélien, a adopté, le 22 février 2010, une loi présenté par un député du parti Shass, Nissim Zeev, stipulant que les réfugiés juifs qui se sont installés en Israël avant et après la proclamation de l’État hébreu en 1948, pourront demander une compensation financière. Bien que ce texte ait oblitéré, dans ses attendus, les droits des Juifs réfugiés des pays arabes qui ont choisi de se réinstaller ailleurs qu’en Israël, il représente une avancée certaine car, jusqu’ici, le gouvernement israélien a manifesté, sur ce sujet, une forme de retenue repoussant toujours à plus tard le moment d’aborder le sujet lors de négociations avec le monde arabo-musulman.

Il convient de noter, toutefois, que ces deux textes viennent confirmer des prises de positions déjà anciennes mais qui n’avaient jamais été suivies d’effet. Ainsi, en son temps, le président américain Jimmy Carter, déclarait-il : « Eh bien, les Palestiniens ont des droits…c’est évident : il y aussi les réfugiés juifs…ils ont les mêmes droits que les autres » ( Conférence de presse du 27 octobre 1977). Et Bill Clinton, comme en écho, affirmait, lui, peu après : « Israël est rempli de Juifs qui ont vécu dans des pays à prédominance arabe et qui sont venus en Israël parce qu’ils ont été transformés en réfugiés dans leurs propres pays ».

C’est le même esprit qui anime le Premier ministre canadien, Paul Martin lorsqu’il déclare, le 3 juin 2005 au « Canadian Jewish News » : « Un réfugié est un réfugié. C’est pourquoi la situation des Juifs réfugiés des pays arabes doit être prise en considération. Les droits des réfugiés juifs  sont aussi légitimes et méritent autant d’attention que ceux des réfugiés palestiniens »

Des réfugiés par millions

Même si une propagande habilement distillée a fini par faire accroire au monde que seuls n’ont existé et n’existent, que seuls ont souffert et souffrent, les réfugiés palestiniens, il suffit d’ouvrir un livre d’histoire pour réaliser que la question des personnes déplacées est aussi vieille que le monde. Pour ce qui est de ce siècle et du précédent, on peut rappeler, par exemple, qu’après la Première Guerre mondiale, conformément au traité de Lausanne, la Grèce et la Turquie ont procédé à un vaste échange de populations. 1 250 000 Grecs ont quitté l’Anatolie et 500 000 Turcs ont abandonné la Thrace. Ces réfugiés ont été réinstallés et ont refait leur vie dans leur nouvel environnement. À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, la chute du 3ème Reich a entraîné l’évacuation des Allemands des Sudètes, de Silésie et de Prusse orientale. Des millions de personnes qui vivaient là depuis des siècles ont été amenées à se replier en Allemagne. En 1947, le conflit entre l’Inde et le Pakistan s’achève par la sécession de ce dernier le 15 août 1947. 9 millions d’Hindous et de Sikhs ont alors quitté le Pakistan pour rejoindre l’Inde tandis qu’en sens inverse, 7 millions de Musulmans indiens s’installaient au Pakistan. Les uns comme les autres ont recommencé ailleurs une nouvelle vie car l’histoire des hommes, sauf semble-t-il celle des Palestiniens, est ainsi faite. Plus près de nous, 9 millions de Coréens ont fui le régime communiste du nord pour s’installer en Corée du sud où ils vivent désormais. Et les « Boat People » qui ont fui le Vietnam ont été accueillis dans le monde entier y compris en Israël. Au Soudan, le conflit interminable entre les Musulmans du nord et les Animistes et les Chrétiens du sud a causé des centaines de milliers de victimes et entraîné le départ vers le Tchad de 300 000 réfugiés. Eux aussi ont entamé une nouvelle vie. Entretenus par leurs dirigeants dans l’illusion complètement surréaliste d’un retour dans leurs « foyers », les réfugiés palestiniens sont les seuls, dans l’histoire humaine, à ne pas trouver de solution à leur problème.

D’où viennent les Palestiniens ?

Yasser Arafat et, avec lui, nombre de Palestiniens, avait coutume d’affirmer que les Palestiniens sont les véritables autochtones du pays, descendants, disait-il des Cananéens et des Jébuséens. La vérité est toute autre et beaucoup plus prosaïque. Et s’il est vrai qu’il y avait, vers 1880, sur le territoire actuel d’Israël, de la Cisjordanie et de Gaza, 500 000 âmes, les Arabes, parmi eux, étaient essentiellement des Bédouins réunis en tribus clairsemées. En 1890, sur la partie du territoire qui allait, plus tard leur être dévolu, les Juifs étaient déjà majoritaires. En 1878, l’empire ottoman, inquiet de cette situation démographique avait promulgué une loi incitant les Musulmans à venir du monde entier coloniser le pays. Des conditions fiscales exceptionnelles leur furent accordées et des terres offertes à des colons musulmans qui vinrent en masse d’Herzégovine, de Bosnie, de Géorgie, du Maroc, d’Algérie, du Turkménistan, de Crimée, du Caucase ou encore du Turkestan. Par ailleurs, attirés par la possibilité d’emplois proposés par les kibboutzim et les mochavim, des Syriens, des Égyptiens, des Irakiens et des Libanais les ont rejoints plus tard. Les Palestiniens d’aujourd’hui, c’est aussi cela : des émigrés de fraîche date. On ne le sait pas toujours ou, du moins, on feint, dans le monde arabe, de ne pas le savoir.

Des droits exorbitants

Si l’on se rapporte aux propos de David Ben Gourion lorsqu’il proclame l’État d’Israël invitant fraternellement les Arabes à ne pas quitter le pays et si l’on met en balance les propos haineux du Grand mufti de Jérusalem, Hadj Amine El Husseini, poussant les Palestiniens à quitter leurs villages jusqu’au massacre du dernier Juif afin de revenir chez eux, après la curée, en triomphateurs, on mesure la responsabilité du mufti et de ses sbires dans le drame des Palestiniens. Pour autant, l’UNRWA, Agence des Nations unies pour les Secours et Travaux, créée pour aider les réfugiés palestiniens, s’est transformée, depuis, en véritable usine à gaz. Des dizaines de milliers d’employés proposent des services multiples aux « réfugiés » dont le nombre s’accroît indéfiniment et qui n’ont aucun intérêt à changer de statut, compte-tenu des dispositions uniques qui les concernent. Un : est considéré comme réfugié palestinien tout individu qui, à l’occasion du conflit de 1948, a été déplacé de plus de deux kilomètres. Deux : le statut de « réfugié palestinien » est transmissible de père en fils sans limitation dans le temps. C’est pourquoi, de manière factice et inconsidérée, quelque quatre cent mille personnes déplacées à l’époque et qui auraient pu, comme ce fut le cas, on l’a vu plus haut, de millions d’autres individus, être intégrés dans les divers pays de la région, ont été maintenus et encouragées dans leur état, devenant cinq ou six millions de prétendants au « retour ».

Et les réfugiés juifs ?

Que ce soit de manière habile et sans effusion de sang, mais en leur rendant la vie très difficile ou que ce soit de manière brutale comme ce fut le cas en Égypte, en Syrie, au Liban, en Irak, en Libye ou encore au Yémen, près d’un million de Juifs ont quitté les terres d’islam dans lesquelles ils étaient installés depuis des millénaires, bien avant les invasions arabes. La moitié d’entre eux a trouvé refuge en Israël où ils ont recommencé une nouvelle vie. Ce sont les « réfugiés oubliés » de l’Histoire qui, aujourd’hui, légitimement, demandent réparation. Les deux textes mentionnés plus haut, votés aux États-Unis puis en Israël, vont dans le sens de cette reconnaissance obligée. Aucune négociation israélo-arabe ne pourra, désormais, faire l’impasse sur ce sujet.

Arabes et Nazis

Les Arabes répètent à l’envi qu’ils ne sont pour rien dans la catastrophe de la Shoah et qu’ils n’ont pas à payer, en cédant des territoires qu’ils estiment être leurs, pour un crime commis par des Européens. Outre le fait que l’État d’Israël était en gestation, avec les structures quasi étatiques de ce que l’on appelle le yichouv, bien avant la catastrophe de la Shoah, l’argument est spécieux. En effet, le Grand mufti de Jérusalem, Hadj Amine El Husseini, s’est, très tôt, associé à Hitler qu’il a rencontré à Berlin. Il a levé des milliers de soldats musulmans nazis, les divisions « Handselar » qui ont combattu aux côtés de Hitler. Un projet de construction d’un camp de concentration à Naplouse était bien avancé. Dans tout le monde arabe, y compris en Afrique du Nord, les thèses nazies rencontraient un écho favorable dans une partie de la population musulmane. En 1941, c’est un gouvernement se déclarant pro-nazi dirigé par Rachid Ali El Gaylani qui prit le pouvoir en Irak, organisant un pogrom sanglant, le faroud. Et on n’oubliera pas, qu’après la Guerre, de nombreux dignitaires nazis, tel le sinistre Aloïs Brunner, trouvèrent refuge dans les pays arabes, notamment en  Égypte et en Syrie.

L’échange historique

On se trouve face à un échange historique de fait : tandis que, d’un côté, en raison essentiellement de la propagande mensongère du Grand mufti de Jérusalem et de la guerre menée par les pays arabes et les Palestiniens contre l’État juif à peine né, plusieurs centaines de milliers Palestiniens ont été contraints à l’exil, de l’autre, un million de Juifs des pays arabes ont été chassés de leurs pays, gagnant, pour une bonne moitié d’entre eux, Israël. Si les deux protagonistes veulent avoir une chance d’aboutir à une paix sincère et durable, il faut que cet échange de fait soit reconnu. Le « droit au retour » réclamé comme une antienne incontournable par les Palestiniens, s’évanouirait dès lors dans les oubliettes de l’Histoire. Et, dans une continuité naturelle, la qualification d’Israël comme État des Juifs, ce que prévoyait d’ailleurs la résolution des Nations unies n’apparaîtrait plus comme une imposture ou une aporie, mais comme une évidence. On pourrait enfin imaginer un avenir radieux pour Israël vivant en paix avec pour capitale enfin reconnue par la planète, Yéroushalaïm, Jérusalem.

Jean-Pierre Allali

Écrivain et journaliste

Membre du Bureau Exécutif du CRIF

Vice président mondial de la JJAC (Justice for Jews from Arab Countries)

Auteur, notamment de Les réfugiés échangés. Séfarades-Palestiniens. Éditions Jipéa. 2007. Ouvrage publié avec le soutien du CRIF.




Du bist yid? Tu es Juif?

28012010

 Il y a de cela plusieurs années j’ai travaillé en Israël avec un survivant du camp de la mort d’Auschwitz, Ezra Steinmetz ז »ל,en dehors des cauchemars incroyables qu’il vécut ( il fut affecté au nettoyage des crématoriums) il me confia une anecdote,  qui fut pour moi comme un déclic, un sceau indélébile dans mon cerveau:

Son père, avant qu’il ne soit séparé de lui lors de l’arrivée au camp,  et de la fameuse sélection  , lui prononca ces mots en yiddish ;nicht fergest das du bist yid!

N’oublies pas que tu es Juif…

Ces mots peuvent sembler surréalistes et pourtant c’est cela qui a permis à Ezra de survivre et de fonder une famille en Israël.

Le témoignage de Raphaël Feigelson n’est pas sans me rappeller Ezra Steinmelz, ancien hassid de Vishnitz, déporté lui et toute sa famille, réduit en cendre,  du seul fait  qu’ils soient juifs.

זכונם לברכה

Temoignages
 

Raphaël Feigelson, le Français qui a conduit les Russes à Auschwitz
27/01/10

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Fils d’un marchand de machines à coudre parisien originaire de Lituanie, il avait, résistant, été arrêté à Toulouse, puis déporté à Auschwitz. S’étant évadé, il a permis la libération du camp. Les Soviétiques l’ont surnommé le « Franzouski Partizan ». Le 27 janvier 1945, Raphaël Feigelson a guidé jusqu’à Auschwitz une unité soviétique de la 97e division de la 60e armée du 1er front d’Ukraine. Un titi parisien du Ve arrondissement qui, malgré ses presque 19 ans, avait déjà l’expérience de quatre années de résistance active et de six mois derrière les barbelés du camp de la mort. « Himmler, rappelle-t-il, avait voulu faire d’Auschwitz la plus redoutable machine d’extermination au service de la solution finale. » Il raconte son arrivée : « A notre descente du convoi, le 3 août 1944, on nous a aussitôt mis en condition. Les crocs des chiens, les coups de matraques, les ordres hurlés, les familles séparées. Et ce SS qui arrache un bébé des bras de sa mère et qui lui fracasse le crâne contre un wagon ou cette brute qui lance un autre nouveau-né en l’air et lui tire dessus. Nous étions en enfer. On ne pourrait en sortir que par une cheminée. » 

Il poursuit : « Le 27 janvier 1945, jour où je suis revenu à Auschwitz avec les soldats soviétiques, était un samedi. Dieu m’a fait porter les armes le jour de shabbat, ce qui est interdit, afin d’empêcher que ne soient détruites les preuves de ces atrocités et que l’on sauve les quelques rescapés qui restaient. »

Raphaël Feigelson n’avait pas attendu l’appel du général de Gaulle, le 18 juin 1940, pour résister. « D’ailleurs, dit-il, je ne l’ai pas entendu. On m’en a parlé bien après. » Dès l’entrée des Allemands dans Paris, le soir, il recopie à la main des tracts hostiles à l’occupant que rédige son père, Pinkos, un Juif lituanien originaire de Vilnius qui tient un magasin de machines à coudre, à Paris dans le Ve arrondissement. Les tracts sont intitulés « La lettre de M. Paul », que le gosse, il a alors 14 ans, distribue ensuite dans les boîtes aux lettres de son quartier.

Pinkos met en place un petit groupe, David (direction de l’armée des volontaires israélites de défense), destiné à aider les Juifs, dont les mesures antisémites rendent la vie intenable. Raphaël et sa mère, Luba, quasiment aveugle, sont ses agents de liaison. Parallèlement, le gamin « bricole » au sein du Yasc (Yiddish Athlétic Sporting Club), une association du Xe arrondissement. Seulement, au printemps 1942, un policier du commissariat de la rue Geoffroy-Saint-Hilaire lui conseille de se mettre au vert. Il a reçu l’ordre de le surveiller.

En juin, malgré des sueurs froides lors du franchissement de la ligne de démarcation, Raphaël gagne Lyon, puis Toulouse, où, pensionnaire d’un lycée de la rue des Récollets, il fonde un petit groupe, Les Amis du peuple. Puis, il se rapproche des mouvements locaux de la Résistance, et, sous plusieurs identités, colonel Marat, capitaine Sicot, Joseh, d’Artagnan…, accentue ses actions clandestines. Ayant contribué à l’unification de la résistance des jeunes, de Bordeaux à Toulouse, il prend le commandement militaire régional des Forces unies de la jeunesse patriotique et entraîne des formations armées qui, en 1944, deviennent les unités de jeunes des FFI.

Hélas ! Le 14 mai 1944, près du pont Saint-Pierre, il ne peut éviter un piège de miliciens. « Ils m’ont foutu à poil, torturé à la gégène. Miracle, le choc électrique m’a rendu amnésique, ce qui m’a empêché de parler sous la douleur. » Ses bourreaux, eux continuent. « Ils m’ont tabassé, écrasé les doigts avec des pinces, ils ont même essayé de me passer des journaux en feu sur la plante des pieds. Ces cons avaient peur de se brûler les mains. » Alors, ils le confient à la Gestapo, qui lui appliquent de nouvelles tortures. Deuxième miracle qui lui évite de succomber aux coups, une erreur d’aiguillage bureaucratique l’envoie au camp d’internement de Compiègne, d’où, le 2 juillet 1944, il doit être embarqué pour Mauthausen. Au moment du départ, alors que la Gestapo toulousaine, ayant réalisé sa bévue, le réclame pour poursuivre les interrogatoires, Aloïs Brunner, adjoint d’Adolf Eichmann en France, qui effectue une visite à Compiègne, ordonne de le diriger, ainsi que d’autres résistants juifs, sur Auschwitz. Parti de Drancy le 31 juillet 1944, son convoi, le 77, arrivera à Auschwitz le 3 août.

Raphaël Feigelson est affecté à un commando qui trace des routes, à un autre qui pose des canalisations, à un troisième qui déterre les bombes n’ayant pas explosé, à un commando disciplinaire d’où l’organisation clandestine de résistance parvient à le faire muter à la « vieille-désinfection », un commando contrôlé par ses amis chargés de désinfecter les vêtements des nouveaux arrivants. « Dans notre block, nous planquions des armes en prévision d’une évasion collective. Elle n’a jamais eu lieu. Le 7 octobre, les SS ayant investi le “Sonder Kommando”, celui des chambres à gaz. »

Lorsque les SS commencent à évacuer Auschwitz, entraînant les survivants dans d’épouvantables marches de la mort, les résistants reçoivent l’ordre de se cacher et d’attendre l’arrivée des partisans polonais. « Ils ne sont jamais venus. En revanche, c’est un commando spécial SS qui s’est pointé. Sa mission : détruire toute trace des horreurs commises par les nazis et transformer le site en un banal champ labouré. » Pour Raphaël Feigelson et ses camarades, il faut à tout prix les en empêcher. « Le 21 janvier, nous avons découpé une ouverture dans les barbelés qui n’étaient plus électrifiés. On a pris des draps blancs, des vêtements chauds, des armes, et on est parti en direction du front. On a marché, marché. C’était la confusion la plus totale. Nous étions au beau milieu des combats. Obus allemands, orgues de Staline soviétiques, ça tombait de tous les côtés. »

Enfin, ils rencontrent des soldats soviétiques. Ceux-ci les prennent pour des espions. « Ils ont immédiatement voulu nous fusiller. J’ai interpellé leur officier : “Ya Franzouski Partizan.” Remarquant que je parlais à mes copains en yiddish, il m’a demandé : “Du bist yid ?” (tu es juif ?). Lui aussi était juif. Je ne pouvais donc pas être un nazi et encore moins un espion. Je lui ai raconté Auschwitz, les chambres à gaz, les fours crématoires. Il était impensable de laisser les SS raser les installations. Il fallait que le monde sache ce qui s’était déroulé là : le plus grand massacre de toute l’histoire de l’humanité. »

Auschwitz ne figure pas sur le plan d’offensive de l’officier de l’armée rouge. Convaincu par Raphaël Feigelson, il modifie son ordre de route et atteint Auschwitz le 27 janvier. « Il restait environ trois mille déportés dans le camp, malades, trop faibles pour bouger. Surpris par l’arrivée des Soviétiques, les Allemands n’ont eu le temps ni de les éliminer, ni de détruire les preuves de leur entreprise d’extermination. » Après la libération d’Auschwitz, Raphaël Feigelson participera avec les Soviétiques au « nettoyage » de la région. Puis, en uniforme de l’armée rouge, prendra à Odessa un bateau anglais pour Marseille et retrouvera ses parents à Paris en avril.

Photo : D.R.

(article publié dans France-Soir du mercredi 27 janvier 2010)




Haïti et Israël

19012010

 Haïti, les Juifs et Israël             Les Juifs de Saint Domingue

Un terrible séisme vient de faire des dizaines de milliers de morts et des centaines de milliers de sans abris affamés et assoifés. Israël a de suite dépêché des centaines de soldats et secouristes (soit des milliers à l’échelle de la France !) y compris dans un contingent jordano-israélien (qui montre une voix bien prometteuse pour la paix régionale) monté par notre ami Guy Senbel il y a de nombreuses années et qui fait la fierté des juifs du monde.
Nous n’oublierons jamais que pendant la Shoah, Haïti délivrait sans compter des passeports haïtiens aux Juifs qui fuyaient l`Europe Nazie.
Quid des relations entre Haiti, les juifs et Israël ?

Article Yerouchalmi, diffusé notamment par l’excellent site  Desinfos.com  
Premiers Juifs en Haïti
   Haïti recevait les Juifs qui fuyaient l`Inquisition comme probablement Christophe Colomb et la majorité de son équipage et le 1er juif est ainsi Luis de Torres, l’interprète de  Colomb en 1492. Après sa conquête par la France en 1633, elle voit affluer bien des juifs hollandais du Brésil venus développer les plantations de sucre de canne et dont beaucoup sont d’ex-marranes d’Espagne.
    Malgré les édits de 1615, 1683 et 1685 ordonnant de chasser les juifs des Iles françaises d’Amérique, des juifs, commerçants et industriels, y résident encore à la faveur de « lettres de naturalité » et par intérêt économique. Au milieu du 18è, les juifs sont de retour mais, dès 1804, la révolte d’esclaves de Toussaint L’Ouverture les en expluse à nouveau.
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Les belles années des Juifs en Haïti

  • A partir de 1830, des juifs fuyant les pogroms polonais et bien d’autres (Liban, Syrie, Egyte) y trouvent refuge. Ils s’installent près des ports pour travailler surtout dans le commerce. On a découvert les ruines d’une synagogue clandestine dans la ville de Jeremie et de pierres tombales juives à Cap Haitien et Jacmel.
  • En 1915, on compte 200 familles juives en Haiti, nombre qui baissera avec l’occupation américaine et leur départ vers les Amériques.
  • Dès 1937, Haïti délivre généreusement visas et passeports aux émigrés européens fuyant le nazisme et l’Ile atteint les 300 familles qui y resteront jusqu’aux années 60.
  • Les années 60, temps des espoirs de grand développement ultérieur d’Haïti ! On y rencontrait de nombreux noms Juifs : Cohen, Khan, Weiner, Dreyfus, Hilel, Cardozo, Pereira, Goldman, Monsanto, Alvarez, Hakim, Silveira, dont, hélas, la majorité avaient oublié leurs origines ethno-religieuses. Ils partiront progressivement, devant la crise persistante et pour favoriser les mariages de leurs enfants entre juifs.
  • Ceux qui restent la quitteront pour Panama ou les USA, au début 2000, du fait des  violences. Il reste moins d’une centaine de juifs en Haïti sur 8,5 millions d’habitants, dont les Weiners (exportateurs de café) et les Salzmanns (réfugiés d’Autriche). 
  • Gilbert Bigio, un homme d’affaires en retraite de Pétionville (Port au Prince) , dirige la Communauté, arborant un beau drapeau d’Israël dans son jardin, et y a marié sa fille il y a 10 ans. Les coordonnées de la Communauté sont : « Jewish Community of Haiti » P.O. Box 687. Port-au-Prince.   Tel. : code local puis 509-1-20-638

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Haïti et les Juifs : un destin commun !
 Les Haïtiens ont toujours montré un grand respect et une grande amitié pour les juifs. Les juifs fils de déportés se sentent en affinité avec cette république fondée par d’anciens déportés, avec comme une complicité imaginaire entre le destin juif et le destin haïtien.
 Juifs et Haïtiens, qui ont connu chacun la tragédie de l’esclavage, ont produit au cours de leur histoire des mythes presque comparables. Comme le zombi haïtien, le mythe du Golem incarne le fantasme de l’homme transformé en automate, asservi à un maître. Comme les juifs de Prague, de Russie ou de Pologne survivaient autrefois dans le shtetl avec l’énergie du désespoir et la force de la tradition, les paysans haïtiens aujourd’hui s’élèvent au-dessus des pesanteurs du quotidien par l’imaginaire. Ils s’entourent de miracles et de mythes surprenants. A l’instar du dibbouk juif, l’esprit du vaudou haïtien plane sur la vie de tous les jours comme une ombre portée.
   Haïti avait, après moultes atermoiements, voté pour la création d’Israël en 1947 à l’ONU. Israël et Haïti ont des liens diplomatiques solides et l’ambassade est localisée au Panama pour des raisons de synergie.




La Palestine, un Mythe.

22122009

Pauvre Palestine, pauvre peuple palestinien ! Par Joseph Farah

13 décembre 2009

Voilà un article qui ne va pas faire plaisir aux imposteurs qui falsifient l’histoire en créant des mythes, pour mieux imposer leurs diktats, le peuple Breton subit cela depuis l’an de grâce 1488…

Bonne lecture.                       templedejrusalem.jpg

Joseph Farah est journaliste Arabe Américain au www.worldnetdaily.com

La situation au Proche-Orient paraît simple pour tout le monde: les Palestiniens veulent une patrie et les Musulmans veulent le contrôle de sites qu’ils considèrent comme étant sacrés. Simple, non ?

Eh bien, en tant que journaliste Arabe Américain qui s’est forgé une connaissance approfondie de la situation au Moyen-Orient, à force de commenter jets de pierres et tirs de mortiers, je peux aujourd’hui vous assurer que la justification de la violence et des émeutes ne trouve pas son origine dans la simple revendication palestinienne à une patrie, ni dans la volonté des Musulmans de contrôler des sites qu’ils considèrent sacrés.

Surpris ?
Alors comment expliquer qu’avant la guerre des Six Jours en 1967, il n’y eu aucun mouvement sérieux de revendication d’indépendance palestinienne ?

« Avant 1967 ? » me direz-vous, « les Israéliens n’occupaient pas la Cisjordanie et la vieille ville de Jérusalem » C’est vrai. Mais durant la guerre des Six-Jours, ce n’est pas des mains des Palestiniens, ni de Yasser Arafat qu’Israël conquît la Judée, la Samarie et Jérusalem Est.

Ces territoires étaient de fait occupés par le Roi Hussein de Jordanie depuis 1948. A-t-on une seule fois demandé au souverain Hachémite de restituer ces territoires aux Palestiniens ? Est-ce qu’une seule résolution de l’ONU a vu le jour à ce sujet ? Non et non.

Ne vous demandez-vous pas alors pourquoi tous ces Palestiniens ont soudainement découvert leur identité nationale après qu’Israël ait gagné cette guerre ?

La vérité est que la Palestine est un Mythe !

Le nom Palestine est utilisé pour la première fois en l’an 135 de l’ère actuelle par l’empereur Romain Hadrien, qui, non content d’avoir éradiqué la présence juive en Judée (une présence qui durait depuis plus de 1000 ans !), non content d’avoir détruit leur Temple à Jérusalem, non content d’avoir interdit l’accès du pays aux derniers Juifs, se persuada qu’il fallait annihiler toute trace de civilisation juive dans le pays en le débaptisant au profit d’un nom dérivé des Philistins.

Les Philistins étant ce peuple auquel appartenait Goliath et que les Hébreux parvinrent à vaincre des siècles plus tôt. Ce baptême était pour les Romains une façon d’ajouter l’insulte à la blessure. Ils essayèrent également de changer le nom de Jérusalem en « Alea Capitolina », mais cela ne rencontra pas le même succès. La Palestine en tant qu’entité autonome n’a jamais existé au cours de l’Histoire. Jamais !

Le pays fut dominé successivement par les Romains, par les croisés Chrétiens, par les Musulmans (qui n’ont d’ailleurs jamais fait de Jérusalem une capitale pendant qu’ils occupaient le pays), par les Ottomans et, brièvement, par les Britanniques au lendemain de la première Guerre Mondiale. Dès 1917, avec la déclaration Balfour , les Britanniques s’étaient montrés favorables à céder au moins une partie du territoire au peuple Juif afin qu’ils y établissent un Etat souverain.

Il n’existe pas de langue proprement Palestinienne. Ni même de culture spécifiquement Palestinienne. Il n’y a jamais eu de Palestine dirigée par des Palestiniens. Ces derniers sont des Arabes, et sont indissociables des Jordaniens ( la Jordanie étant elle aussi une invention récente, créée de toutes pièces en 1922 par les Britanniques).

Mettez-vous bien en tête que le monde Arabe contrôle 99.9% des terres du Moyen-Orient. Israël ne représente que 0,1% de la superficie régionale ! Mais cela est encore trop pour les Arabes. Ils veulent TOUT. Et c’est précisément là que se situe le nœud du conflit qui les oppose à Israël.

Avidité. Fierté. Jalousie. Convoitise. Toutes les concessions que pourrait faire Israël n’y suffiront pas.

Qu’en est-il des lieux saints de l’Islam ? Il n’y en a tout simplement aucun à Jérusalem. Cela vous choque ? Vous pouvez l’être. Je suis persuadé que vous n’entendrez jamais cette vérité brutale de la part d’aucun média international. C’est politiquement incorrect. Je sais que vous me direz : la Mosquée Al Aqsa et le Dôme du Rocher à Jérusalem représentent le troisième lieu saint de l’Islam », après la Mecque et Médine.

Eh bien, sachez que c’est faux ! En réalité, le Coran ne fait aucune mention de Jérusalem. La Mecque est citée des centaines de fois. Médine est mentionnée un nombre incalculable de fois. Mais Jérusalem, jamais (inversement, Jérusalem est citée 669 fois dans la Torah !). Il n’existe aucune preuve historique que le prophète Mohamed se soit rendu à Jérusalem.

Alors comment Jérusalem est-il devenu le troisième lieu saint de l’Islam ? Les Musulmans, aujourd’hui, se réfèrent à un vague passage du Coran, la 17ème Sourate, intitulée « le Voyage Nocturne »(1). Il y est fait état d’un rêve de Mohammed qui fut transporté de nuit « du temple sacré au temple le plus éloigné dont nous avons béni l’enceinte« .

Au septième siècle, des Musulmans ont identifié les deux temples mentionnés dans ce verset comme étant la Mecque et Jérusalem. Voilà à quoi tient la connexion si étroite entre l’Islam et Jérusalem – connexion faite de rêve, d’imagination, d’interprétations et de mythe. Parallèlement, le peuple Juif voit son enracinement à Jérusalem remonter jusqu’à l’époque du patriarche Abraham.

La dernière vague de violence qui sévit en Israël a eu comme origine, dit-on, la visite du chef du Parti Likoud Ariel Sharon sur le Mont du Temple, là où se trouvent les fondations du Temple construit par Salomon. C’est le site le plus saint du judaïsme. Sharon et son entourage y furent accueillis à coups de jets de pierres et d’insultes. Je sais à quoi cela ressemble. J’y étais. Pouvez-vous imaginer ce que ressentent les Juifs lorsqu’ils sont menacés, lapidés et tenus éloignés du lieu le plus saint du judaïsme ?

Alors, me direz-vous, quelle est la solution pour apporter la paix dans ce Moyen-Orient ? Franchement, je ne pense pas qu’un homme aujourd’hui puisse se prévaloir de détenir une solution durable. Mais s’il y en a une, elle se doit de commencer par rétablir la Vérité. La poursuite des mensonges n’apportera que plus de chaos. Continuer à mépriser un droit légitime vieux de 5,000 ans pour les Juifs, de surcroît renforcé par des preuves historiques et archéologiques éclatantes, en les confrontant à de fausses revendications, ne pourra que donner une mauvaise réputation à cette diplomatie de menteurs.

Note

(1) Les musulmans s’appuient sur le Coran pour revendiquer Jérusalem, pourtant Jérusalem n’y est pas mentionnée une seule fois. La 17ème sourate contient une allusion floue à une « Mosquée la plus éloignée ». « Loué soit celui qui a conduit pendant la nuit son serviteur de la mosquée inviolable à la mosquée la plus éloignée ». Mais existe-t-il une base solide qui prouverait qu’il est ici parlé de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem ? La réponse est : Non !.

Au temps de Mahomet, qui mourut en 632 après Jésus Christ, Jérusalem était une ville chrétienne du royaume byzantin. Elle ne fut conquise que six ans plus tard par le calife Omar. Durant cette période, il n’y avait que des églises dans la ville et sur le Mont du Temple se trouvait l’église byzantine de Sainte Marie. Vers l’an 711, soit 80 ans après la mort de Mahomet, l’église fut transformée en mosquée et appelée al-Aqsa afin de donner corps à l’incompréhensible sourate 17 du Coran. Mahomet ne pouvait donc pas penser à cette mosquée quand il écrivit le Coran, puisqu’elle n’exista que trois générations après sa mort. D’ailleurs Mahomet n’éprouvait pas de sympathie particulière pour Jérusalem. Il permit à ces fidèles de prier tournés vers Jérusalem pendant quelques mois, pensant ainsi convaincre les juifs de se tourner vers l’islam. La tentative ayant échoué, il prononça le 12 février 624, l ‘interdiction de prier en direction de Jérusalem.

Cette ville ne fut jamais pour les musulmans un lieu saint.

Francis NADIZI, islamologue




Affaire Enderlin et Al Dura

17112009

                                

                               aldura.bmp

Je me permets de retranscrire un post du site, Terre disrael.com sur le scandale de cette affaire et de la télévision Française en général, les Bretons en savent quelques choses en matière de désinformation.

Message de Philippe Karsenty : Excellente nouvelle : la 1ère chaîne israélienne diffusera le reportage allemand sur l’affaire al Doura

Chers amis,
Je suis heureux de vous annoncer que la 1ère chaîne de télévision israélienne diffusera  mercredi 2 decembre, à 21h45 au cours de l’émission Mabat Sheni, le reportage de la télévision publique allemande ARD qui démontre d’une manière rigoureuse que France 2 et Charles Enderlin ont diffusé le 30 septembre 2000 un faux reportage aux conséquences antisémites et anti occidentales planétaires : la fausse mort de Mohamed al Doura.

La diffusion du documentaire allemand est une excellente nouvelle.

Mais ma joie serait totale si, à l’occasion de cette diffusion, nous obtenions enfin un soutien clair et affiché des autorités israéliennes actuelles pour gagner ce combat essentiel contre ce mensonge d’Etat français.

En effet, il semblerait que malgré les preuves présentées à tous les échelons du gouvernement israélien, la décision politique de demander à France 2 de reconnaître le caractère mensonger de son reportage n’ait pas encore été définitivement prise.
Vous pouvez agir et faire pencher la balance du bon côté en contactant le bureau du premier ministre, tout autre responsable ou diplomate israélien en mesure d’influer sur cette décision.

Pour ma part, je vous recommande d’écrire directement au Premier Ministre grâce à ce lien : écrire au Premier Ministre : http://www.pmo.gov.il …

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L’exil oublié des juifs de pays musulmans

15102009

  J’aimerai vous faire partager un livre extraordinaire que j’ai lu récemment,   Moïse Rahmani, « L’exil oublié, Juifs des pays arabes« .
Editions Raphaël
et qui est d’une actualité brûlante, la préface est signée Alexandre del Valle, je vous la livre telle quelle:

 

  A l’heure où le thème des « réfugiés palestiniens » est exploité par tous les supporters de la « cause arabe » désireux de pourfendre le « fascisme » israélien ou le « racisme sioniste », le livre de Moïse Rahmani arrive à point nommé. Il remet en quelques sortes les pendules à l’heure. Il était temps. Car à force de mentionner les seules souffrances des Palestiniens victimes des « colonisateurs » juifs, à force de parler de l’exil des centaines de milliers d’Arabes ayant trouvé refuge dans les pays voisins – ce qui conduit d’ailleurs tant de bonnes consciences à poser le « retour » des Palestiniens comme préalable à toute solution au problème israélo-palestinien -, l’on en est venu ces dernières années, à occulter complètement l’exil de plusieurs millions de Juifs, chassés des pays arabes où ils étaient pourtant établis bien avant les « autochtones » arabo-musulmans. Mieux, on en est arrivé à considérer ces mêmes Juifs, communément appelés « Sépharades », en référence à l’origine espagnole de ceux qui trouvèrent refuge dans le monde arabe et ottoman après avoir été chassés d’Espagne (sépharade signifie « espagnol » en hébreux), comme des étrangers dans les pays où ils avaient vu le jour et vécu des siècles durant. C’est ainsi que les Juifs d’Algérie sont assimilés à des « Pieds-noirs » au même titre que les colons français et italo-espagnols établis en Afrique du Nord ; que les Juifs d’Egypte, de Tunisie ou de Libye sont considérés comme tout aussi « extérieurs » que les colons italiens, grecs, français, jadis établis entre Alexandrie, Tunis ou Tripoli. Bref, à force de se lamenter sur le seul sort malheureux des « réfugiés » palestiniens et d’occulter corrélativement celui pourtant tout aussi douloureux des Juifs chassés des pays arabes, les fils de Moïse et de David ont fini par être privés de leur statut d’autochtones pour apparaître en fin de compte comme des étrangers dans les propres terres qui les ont vu naître, de sorte que leur exil, loin d’apparaître injuste comme celui des Palestiniens « vrais habitants d’Israël », est désormais perçu comme légitime et réparateur dans la mesure où l’exil d’un « colon » n’est jamais aussi injuste et critique que celui d’un « vrai autochtone ». De là à justifier, par extension, les brimades, les humiliations, voire les persécutions des Juifs osant demeurer en terre arabo-islamique, le pas est vite franchi, puisqu’un « colon », un « pied-noir », un « envahisseur », agent de l’étranger judéo-chrétien et de « l’impérialisme occidental », ne peut en aucun cas être à plaindre et ne récolte que les châtiments qu’il mérite du seul fait de son caractère « extérieur » et « colonialiste-oppresseur ». 

A cause de cette coupable occultation de la mémoire autochtone des Sépharades, les Juifs du Maghreb, comme ceux du Yémen, d’Irak, de Syrie ou même de Perse, bien qu’étant établis sur place avant même l’islamisation et les conquêtes arabes, sont désormais rangés malgré eux dans la catégorie forcément coupable de « l’extériorité » et de l’allochtonéité, par opposition aux « vrais autochtones » arabo-musulmans. Bref, les millions de Juifs des pays d’Islam sont devenus totalement étrangers aux contrées où ils ont vu le jour et où leurs ancêtres se sont épanouis pendant des millénaires. Sait-on seulement que les Juifs du Maghreb sont en partie les descendants des anciennes peuplades berbères converties ou même qu’il exista jusqu’à l’époque de Mahomet des tribus entières de Juifs arabes dans l’actuelle péninsule arabique, les plus célèbres étant celles de Médine et de Yatrib ? Ose-t-on seulement rappeler qu’il exista jadis (et même parfois encore) des Juifs pleinement perses, pleinement arabes, pleinement berbères, de même qu’il existe des Juifs italiens, français, allemands « de souche » ? A force d’occulter l’exil des Juifs des pays musulmans et d’assimiler ces derniers au seul Etat hébreu dont ils sont certes en général solidaires et dans lequel ils ont souvent trouvé refuge, les Juifs sépharades ont perdu le droit le plus élémentaires pour tout être humain de vivre dans leurs pays d’origine et de voir reconnaître leur identité. Moïse Rahmani montre d’ailleurs parfaitement bien comment le sort des Juifs dans les pays arabes ne cessa de se dégrader à partir de la fondation de l’Etat juif, puis au moment de la décolonisation, les fils d’Israël étant perçus comme « extérieur » au double titre du « sionisme » et de la complicité avec le « colonialisme » et « l’impérialisme ». On sait à quel point pareil motif accusatoire demeure actuel et central dans les représentations antisionistes et judéophobes modernes également parfaitement désoccultées par Pierre André Taguieff, Jacques Tarnero et William Goldnadel depuis quelques années. Je pense d’ailleurs que l’oeuvre de Rahmani s’inscrit dans la même logique de redécouverte de la Mémoire et d’oscultation du virus antijuif mutant suivie par ces différents auteurs, eux mêmes redevables envers les deux pionniers de ce champ d’investigation que furent Bernard Lewis et Bat Yé’Or, références incontournables que Moïse Rahmani cite souvent à raison. D’une manière générale, si l’on sort du seul champ de la judéité, ce sont les minorités religieuses en général, juives, chrétiennes, alaouïtes, druzes, ismaéliennes, bahaïs, zoroastriennes, etc, voire ethno-religieuses : (Maronites, Coptes, Kabyles, noirs-animistes) qui sont considérés comme les « ennemis » intrinsèques des  Arabes musulmans, les « cinquièmes colonnes » du colonialisme croisé et occidental, les chevaux de Troie de l’impérialisme « américano-sioniste ». Ces dernières années, la façon dont les Kabyles d’Algérie ont été systématiquement dénigrés comme « ennemis des Arabes », « crypto-juifs » ou « crypto-chrétiens », ou la perception croissante des Chrétiens d’Irak, pourtant traditionnellement proches du pouvoir, comme des « complices des Croisés » américains qui bombardent le pays de Saladin, sont particulièrement révélatrices de la progression fort inquiétante d’une mentalité néo-raciste et paranoïaque au sein des consciences arabo-musulmane qui n’est autre que l’ingrédient de base du virus totalitaire : l’Autre est diabolisé, rangé dans la catégorie infra-humaine ; sa Mémoire est niée ; il est étrange et étranger au « Nous », et il est surtout responsable de tous « nos maux ». Le Juif, le Croisé, l’Occidental, les minorités, les laïcs, les démocrates luttant pour les droits de l’homme et de la femme, bref, tous ceux qui ne donnent pas dans l’outrance identitaire arabo-islamique sont suspects, traîtres, apostats ou ennemis. Nous retrouvons là le même phénomène qui avait permis à Adolphe Hitler de lancer la Solution Finale au nom de l’éradication du bouc-émissaire juif et maçonnico-communiste.

Le lien entre la montée terrifiante du totalitarisme islamiste, visible partout en terre d’Islam, et le dossier de l’exil des Juifs des pays arabes est plus fort que ne pourrait le croire. Car une solution finale, une mise en action de la haine, commencent toujours par un enseignement préalable de la haine, et l’enseignement de la haine de l’Autre commence par la négation de la mémoire, de l’identité de l’Autre. Plus précisément, la négation de l’identité de l’Autre commence par la fait de nier à ce dernier le droit d’être un « autochtone », un « vrai citoyen », un « vrai national ». L’antisémitisme européen post-chrétien des XIX-XX èmes siècles qui conduisit à la Shoah et qui est mieux que nulle part ailleurs exprimé dans les Protocoles des Sages de Sion, ouvrage si populaire en terre d’Islam, empreinte massivement à ce registre démonisant et disqualificateur. Or, ce processus de négation de l’identité autochtone des Juifs des pays arabes, cette propension à excuser a posteriori le sort si douloureux des millions de Sépharades chassés de leurs propres pays par le seul fait qu’ils sont plus ou moins consciemment considérés comme des colons et donc des envahisseurs, sont largement à l’oeuvre, hélas, non seulement au sein des représentations arabes mais dans celles de la plupart des Européens et des Occidentaux non juifs, résignés à ne voir dans l’exil des Juifs sépharades que le résultat somme toute compréhensible et légitime du processus d’émancipation des peuples arabo-musulmans du joug colonial européen.

Il n’est donc du tout étonnant que plus personne n’ose rappeler que ceux que l’on appelle les Sépharades ne sont pas tous des descendants des Espagnols mais également des autochtones aussi arabophones, aussi perses, aussi syriens, aussi égyptiens, aussi yéménites, etc, que les autres mais à qui le qualificatif de Sephardim a été imputé par extension Un exemple patent de cet oubli criminel fut donné lors de l’attentat islamiste qui frappa la synagogue de La Ghriba, dans le sud de la Tunisie, en mars 2002 : alors que les Juifs étaient installés en Tunisie plusieurs siècles avant la naissance même de Mahomet et donc longtemps avant l’arabisation-islamisation de la Tunisie et de l’Ifrikiyya, les médias français et occidentaux parleront de la « colonie juive de Djerba », comme si les Juifs du Sud de la Tunisie, que les Arabes tunisiens reconnaissent pourtant eux mêmes comme des autochtones et que les Juifs du Nord du pays raillent souvent pour leur « arabité », pouvaient un seul instant être comparés à des « colons », notion encore plus péjorative que celle de «Pieds-Noirs ». Rappelons également que le simple fait de qualifier les Juifs du Maghreb de « Pieds-Noirs » constitue en soi une aberration et participe de la même occultation de l’identité et de la Mémoire des Juifs du Maghreb. Car en dehors des Juifs italiens de Tunisie ou des Espagnols directement descendants des Judios chassés d’Espagne en 1492, le fait de qualifier les Juifs d’Afrique du Nord de « Pieds-noirs » prive ces derniers du droit symbolique et historique à vivre sur les terres désormais exclusivement arabo-musulmanes du Maghreb (suite à venir ?)

 




Shana tova שנה טובה

17092009

 

                                               roshhashana.jpg 

Nous souhaitons une bonne et heureuse année 5770 aux visiteurs du site de notre association.

Shana tova ou métouka!

bloavezh mat !

!שנה טובה ומתוקה




Presse océan et l’association Bretagne-Israël

19082009

Nantes

jeudi 06 août 2009

 Initiative. Un Breton rêve de célébrer la Fest’Yves/Gouel Erwan en Israël

La Saint-Yves à Tel Aviv ?

Le Nantais Nétanel Hazo a fait son alyah il ya 25 ans.

Né à Nantes, Nétanel Hazo vit en Israël depuis 25 ans et veut y importer la fête créée à Nantes en 1997.

Il est parti il y a 25 ans faire son alyah.

 Il a quitté sa Bretagne natale et s’est installé en Israël. Nétanel Hazo est juif. Nantais de naissance,  une partie de sa famille est originaire de Questembert dans le Morbihan, celui qui se présente comme sioniste a suivi le parcours habituel.« J’ai travaillé dans plusieurs kibbouts, passé des conversions, je suis entré dans un moshav religieux (une communauté agricole coopérative), j’ai suivi l’enseignement religieux de plusieurs écoles de pensée ». Nétanel Hazo a travaillé dans les champs, dans les vignes « par 40 degrés à l’ombre », fait du commerce en ligne. Il s’est marié en 1993 avec une émigrée russe. Des voyages culturelsAujourd’hui, il vit dans un village « gardé par des soldats », à une trentaine de kilomètres de Beersheva et autant de Jérusalem. Pour se rendre à Jérusalem, il doit traverser ce qu’il appelle en paraphrasant François Mitterrand, « les territoires disputés ». « Contrairement à Tel Aviv qui est très festif et très cosmopolite, à Jérusalem on est contraint de vivre avec l’histoire. L’atmosphère est très pesante et l’on vit en permanence dans le présent et l’avenir ».

Cet été, Nétanel Hazo est à Nantes pour mettre au point une version israélienne de la Fest’Yves/Gouel Erwan, la fête des Bretons née à Nantes en 1997. « Même si là-bas, Saint-Yves ça ne veut pas dire grand-chose ». Voilà deux ans, l’homme a créé l’association Bretagne-Israël pour promouvoir la Bretagne auprès des Israéliens. « Chez nous, la France est connue, mais la Bretagne est très mal perçue ». Il est vrai que la communauté bretonne est peu développée.

« Il y a pourtant un parallèle entre la langue bretonne et l’hébreu,  l’hébreu langue qui a ressurgit d’un passé prestigieux et le breton en voie de disparition, Israël a beaucoup à apprendre aux bretons, pour la survie de leur langue ancestrale ». Il rêve d’importer la culture bretonne en Israël et d’y faire venir des Bretons à l’occasion de voyages culturels ou d’échanges économiques.

Même si cela a été compromis cette année par l’opération Plomb durci.

Dominique Bloyet
Repères

Ascension
Alyah signifie littéralement « ascension ». Elle est considérée comme l’ultime forme d’identification avec le peuple juif dont la vie et le destin sont indissolublement liés à la Terre d’Israël.

2 000
Selon l’Agence juive, environ 2 000 juifs de France devraient partir cette année s’installer en Israël. Ils étaient 1 850 en 2008.




Lettre ouverte d’un ami israélien au président Sarkozy

2072009

avigdorliberman.jpg LETTRE OUVERTE

à

Monsieur Le PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE

  

Monsieur le Président,

  

Vous avez déclenchez un véritable Tsunami sur Israël et sur ses amis : Devant Netanyahu et son entourage vous avez, d’après ce que rapportent les témoins présents, donné des ordres à un premier Ministre en exercice d’un Etat souverain , dit votre « ami » :

-         Débarrassez-vous de votre ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman,  -         Remplacez-le par Mme Tsipi Livni, -         Gel total de la « colonisation »…sans attendre ! 

Une injonction plus impérative que celle de B. Obama !

  

N’est-ce pas là en effet le langage d’un Suzerain à son Vassal ? Imaginez notre Président Shimon Péres vous demandant d’écarter Bernard Kouchner, ou à Obama d’écarter Hillary Clinton !

Ou alors peut-être est-cela mise en route du processus qui consisterait à fermer la fameuse « parenthèse de l’Histoire », évoquée par l’un de vos pairs dans vos Palais, il y a quelques années, prophétisant la fin des soixante ans d’existence de l’Etat d’Israël !

  

La réaction indignée des médias israéliens ne s’est pas fait attendre. Leurs titres sont évocateurs :

« Ingérence inacceptable…inadmissible…grossière…asymétrique…propos inquisiteurs…ne le concerne pas… »,  et,  j’en passe…

  

Que le profil de Lieberman et certains de ses écarts de langage ne plaisent pas, je le consens, mais on doit juger un ministre sur son programme, sa mise en œuvre et son action. D’où la nécessaire obligation de le recevoir et de discuter sur ses vues et ses projets. Il semble que vous l’avez considéré comme « persona non grata » en évitant un contact direct. Pour ne pas déplaire aux ennemis d’Israël ? Ou bien pour ne pas entrer en compétition avec son parler vrai et direct sans langue de bois ?

Vous avez bien reçu, sans état d’âme, en grande pompe, des dictateurs sanguinaires tels le lybien Kadhafi et le syrien Assad…

En le recevant vous-même, Lieberman aurait pu vous dire qu’il n’aime pas les slogans, les clichés et formules toutes faites : Occupation, Implantation, la Paix contre les Territoires, une Solution à deux Etats.  Ses mots préférés ; la Sécurité (pour Israël), avec une Economie forte (pour les Palestiniens), et la Stabilité (pour tous). Il aurait pu vous expliquer que depuis 1978, Israël a cédé des territoires représentant trois fois la superficie du pays. Il vous aurait certainement posé la question : Quelle était la situation avant 1948 et 1957 : avions-nous la paix, était-ce le paradis ici ?   

Après avoir bien étudié son programme et ses interviews, et compte tenu de la déliquescence des hommes politiques en place, je lui ai accordé mon suffrage : mon bulletin de vote vaut bien celui que je vous avais accordé pour votre élection à la présidence de la République…

  

Monsieur le Président, soyez assuré de ma haute considération.

  

André MOISAN, Ingén. Retraité (ICAM 42 et SUPELEC 44), catholique pratiquant, vivant en Israël depuis plus de 16 ans, double nationalité. 

        TEL AVIV le 1/07/09.

             




Les Bretons; les juifs des Français! Herbert Pagani

21062009

Le grand, l’unique Herbert Pagani dans une émission du courageux Jacques Chancel.

Il a été interdit d’antenne en France, le 11 novembre 1975 pour avoir écrit « Plaidoyer pour ma terre » en réaction à une résolution de l’ONU assimilant le sionisme au racisme.

Herbert Pagani, זל est décédé en 1988 à Miami d’une leucémie foudroyante, il est enterré dans la terre de ses ancêtres en Israël.

Plaidoyer pour ma terre;

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