Association Bretagne-Israël
23022008
Cette association a pour but de promouvoir des liens culturels, économiques et touristiques entre ces deux pays.
Catégories : association Bretagne Israël
Cette association a pour but de promouvoir des liens culturels, économiques et touristiques entre ces deux pays.

Chers amis,
Je suis heureux de vous annoncer que la 1ère chaîne de télévision israélienne diffusera mercredi 2 decembre, à 21h45 au cours de l’émission Mabat Sheni, le reportage de la télévision publique allemande ARD qui démontre d’une manière rigoureuse que France 2 et Charles Enderlin ont diffusé le 30 septembre 2000 un faux reportage aux conséquences antisémites et anti occidentales planétaires : la fausse mort de Mohamed al Doura.
La diffusion du documentaire allemand est une excellente nouvelle.
Mais ma joie serait totale si, à l’occasion de cette diffusion, nous obtenions enfin un soutien clair et affiché des autorités israéliennes actuelles pour gagner ce combat essentiel contre ce mensonge d’Etat français.
En effet, il semblerait que malgré les preuves présentées à tous les échelons du gouvernement israélien, la décision politique de demander à France 2 de reconnaître le caractère mensonger de son reportage n’ait pas encore été définitivement prise.
Vous pouvez agir et faire pencher la balance du bon côté en contactant le bureau du premier ministre, tout autre responsable ou diplomate israélien en mesure d’influer sur cette décision.
Pour ma part, je vous recommande d’écrire directement au Premier Ministre grâce à ce lien : écrire au Premier Ministre : http://www.pmo.gov.il …
J'aimerai vous faire partager un livre extraordinaire que j'ai lu récemment, Moïse Rahmani, “L’exil oublié, Juifs des pays arabes“.
Editions Raphaël et qui est d'une actualité brûlante, la préface est signée Alexandre del Valle, je vous la livre telle quelle:
A l’heure où le thème des « réfugiés palestiniens » est exploité par tous les supporters de la « cause arabe » désireux de pourfendre le « fascisme » israélien ou le « racisme sioniste », le livre de Moïse Rahmani arrive à point nommé. Il remet en quelques sortes les pendules à l’heure. Il était temps. Car à force de mentionner les seules souffrances des Palestiniens victimes des « colonisateurs » juifs, à force de parler de l’exil des centaines de milliers d’Arabes ayant trouvé refuge dans les pays voisins - ce qui conduit d’ailleurs tant de bonnes consciences à poser le « retour » des Palestiniens comme préalable à toute solution au problème israélo-palestinien -, l’on en est venu ces dernières années, à occulter complètement l’exil de plusieurs millions de Juifs, chassés des pays arabes où ils étaient pourtant établis bien avant les « autochtones » arabo-musulmans. Mieux, on en est arrivé à considérer ces mêmes Juifs, communément appelés « Sépharades », en référence à l’origine espagnole de ceux qui trouvèrent refuge dans le monde arabe et ottoman après avoir été chassés d’Espagne (sépharade signifie « espagnol » en hébreux), comme des étrangers dans les pays où ils avaient vu le jour et vécu des siècles durant. C’est ainsi que les Juifs d’Algérie sont assimilés à des « Pieds-noirs » au même titre que les colons français et italo-espagnols établis en Afrique du Nord ; que les Juifs d’Egypte, de Tunisie ou de Libye sont considérés comme tout aussi « extérieurs » que les colons italiens, grecs, français, jadis établis entre Alexandrie, Tunis ou Tripoli. Bref, à force de se lamenter sur le seul sort malheureux des « réfugiés » palestiniens et d’occulter corrélativement celui pourtant tout aussi douloureux des Juifs chassés des pays arabes, les fils de Moïse et de David ont fini par être privés de leur statut d’autochtones pour apparaître en fin de compte comme des étrangers dans les propres terres qui les ont vu naître, de sorte que leur exil, loin d’apparaître injuste comme celui des Palestiniens « vrais habitants d’Israël », est désormais perçu comme légitime et réparateur dans la mesure où l’exil d’un « colon » n’est jamais aussi injuste et critique que celui d’un « vrai autochtone ». De là à justifier, par extension, les brimades, les humiliations, voire les persécutions des Juifs osant demeurer en terre arabo-islamique, le pas est vite franchi, puisqu’un « colon », un « pied-noir », un « envahisseur », agent de l’étranger judéo-chrétien et de « l’impérialisme occidental », ne peut en aucun cas être à plaindre et ne récolte que les châtiments qu’il mérite du seul fait de son caractère « extérieur » et « colonialiste-oppresseur ».
A cause de cette coupable occultation de la mémoire autochtone des Sépharades, les Juifs du Maghreb, comme ceux du Yémen, d’Irak, de Syrie ou même de Perse, bien qu’étant établis sur place avant même l’islamisation et les conquêtes arabes, sont désormais rangés malgré eux dans la catégorie forcément coupable de « l’extériorité » et de l’allochtonéité, par opposition aux « vrais autochtones » arabo-musulmans. Bref, les millions de Juifs des pays d’Islam sont devenus totalement étrangers aux contrées où ils ont vu le jour et où leurs ancêtres se sont épanouis pendant des millénaires. Sait-on seulement que les Juifs du Maghreb sont en partie les descendants des anciennes peuplades berbères converties ou même qu’il exista jusqu’à l’époque de Mahomet des tribus entières de Juifs arabes dans l’actuelle péninsule arabique, les plus célèbres étant celles de Médine et de Yatrib ? Ose-t-on seulement rappeler qu’il exista jadis (et même parfois encore) des Juifs pleinement perses, pleinement arabes, pleinement berbères, de même qu’il existe des Juifs italiens, français, allemands « de souche » ? A force d’occulter l’exil des Juifs des pays musulmans et d’assimiler ces derniers au seul Etat hébreu dont ils sont certes en général solidaires et dans lequel ils ont souvent trouvé refuge, les Juifs sépharades ont perdu le droit le plus élémentaires pour tout être humain de vivre dans leurs pays d’origine et de voir reconnaître leur identité. Moïse Rahmani montre d’ailleurs parfaitement bien comment le sort des Juifs dans les pays arabes ne cessa de se dégrader à partir de la fondation de l’Etat juif, puis au moment de la décolonisation, les fils d’Israël étant perçus comme « extérieur » au double titre du « sionisme » et de la complicité avec le « colonialisme » et « l’impérialisme ». On sait à quel point pareil motif accusatoire demeure actuel et central dans les représentations antisionistes et judéophobes modernes également parfaitement désoccultées par Pierre André Taguieff, Jacques Tarnero et William Goldnadel depuis quelques années. Je pense d’ailleurs que l’oeuvre de Rahmani s’inscrit dans la même logique de redécouverte de la Mémoire et d’oscultation du virus antijuif mutant suivie par ces différents auteurs, eux mêmes redevables envers les deux pionniers de ce champ d’investigation que furent Bernard Lewis et Bat Yé’Or, références incontournables que Moïse Rahmani cite souvent à raison. D’une manière générale, si l’on sort du seul champ de la judéité, ce sont les minorités religieuses en général, juives, chrétiennes, alaouïtes, druzes, ismaéliennes, bahaïs, zoroastriennes, etc, voire ethno-religieuses : (Maronites, Coptes, Kabyles, noirs-animistes) qui sont considérés comme les « ennemis » intrinsèques des Arabes musulmans, les « cinquièmes colonnes » du colonialisme croisé et occidental, les chevaux de Troie de l’impérialisme « américano-sioniste ». Ces dernières années, la façon dont les Kabyles d’Algérie ont été systématiquement dénigrés comme « ennemis des Arabes », « crypto-juifs » ou « crypto-chrétiens », ou la perception croissante des Chrétiens d’Irak, pourtant traditionnellement proches du pouvoir, comme des « complices des Croisés » américains qui bombardent le pays de Saladin, sont particulièrement révélatrices de la progression fort inquiétante d’une mentalité néo-raciste et paranoïaque au sein des consciences arabo-musulmane qui n’est autre que l’ingrédient de base du virus totalitaire : l’Autre est diabolisé, rangé dans la catégorie infra-humaine ; sa Mémoire est niée ; il est étrange et étranger au « Nous », et il est surtout responsable de tous « nos maux ». Le Juif, le Croisé, l’Occidental, les minorités, les laïcs, les démocrates luttant pour les droits de l’homme et de la femme, bref, tous ceux qui ne donnent pas dans l’outrance identitaire arabo-islamique sont suspects, traîtres, apostats ou ennemis. Nous retrouvons là le même phénomène qui avait permis à Adolphe Hitler de lancer la Solution Finale au nom de l’éradication du bouc-émissaire juif et maçonnico-communiste.
Le lien entre la montée terrifiante du totalitarisme islamiste, visible partout en terre d’Islam, et le dossier de l’exil des Juifs des pays arabes est plus fort que ne pourrait le croire. Car une solution finale, une mise en action de la haine, commencent toujours par un enseignement préalable de la haine, et l’enseignement de la haine de l’Autre commence par la négation de la mémoire, de l’identité de l’Autre. Plus précisément, la négation de l’identité de l’Autre commence par la fait de nier à ce dernier le droit d’être un « autochtone », un « vrai citoyen », un « vrai national ». L’antisémitisme européen post-chrétien des XIX-XX èmes siècles qui conduisit à la Shoah et qui est mieux que nulle part ailleurs exprimé dans les Protocoles des Sages de Sion, ouvrage si populaire en terre d’Islam, empreinte massivement à ce registre démonisant et disqualificateur. Or, ce processus de négation de l’identité autochtone des Juifs des pays arabes, cette propension à excuser a posteriori le sort si douloureux des millions de Sépharades chassés de leurs propres pays par le seul fait qu’ils sont plus ou moins consciemment considérés comme des colons et donc des envahisseurs, sont largement à l’oeuvre, hélas, non seulement au sein des représentations arabes mais dans celles de la plupart des Européens et des Occidentaux non juifs, résignés à ne voir dans l’exil des Juifs sépharades que le résultat somme toute compréhensible et légitime du processus d’émancipation des peuples arabo-musulmans du joug colonial européen.
Il n’est donc du tout étonnant que plus personne n’ose rappeler que ceux que l’on appelle les Sépharades ne sont pas tous des descendants des Espagnols mais également des autochtones aussi arabophones, aussi perses, aussi syriens, aussi égyptiens, aussi yéménites, etc, que les autres mais à qui le qualificatif de Sephardim a été imputé par extension Un exemple patent de cet oubli criminel fut donné lors de l’attentat islamiste qui frappa la synagogue de La Ghriba, dans le sud de la Tunisie, en mars 2002 : alors que les Juifs étaient installés en Tunisie plusieurs siècles avant la naissance même de Mahomet et donc longtemps avant l’arabisation-islamisation de la Tunisie et de l’Ifrikiyya, les médias français et occidentaux parleront de la « colonie juive de Djerba », comme si les Juifs du Sud de la Tunisie, que les Arabes tunisiens reconnaissent pourtant eux mêmes comme des autochtones et que les Juifs du Nord du pays raillent souvent pour leur « arabité », pouvaient un seul instant être comparés à des « colons », notion encore plus péjorative que celle de «Pieds-Noirs ». Rappelons également que le simple fait de qualifier les Juifs du Maghreb de « Pieds-Noirs » constitue en soi une aberration et participe de la même occultation de l’identité et de la Mémoire des Juifs du Maghreb. Car en dehors des Juifs italiens de Tunisie ou des Espagnols directement descendants des Judios chassés d’Espagne en 1492, le fait de qualifier les Juifs d’Afrique du Nord de « Pieds-noirs » prive ces derniers du droit symbolique et historique à vivre sur les terres désormais exclusivement arabo-musulmanes du Maghreb (suite à venir ?)
Nous souhaitons une bonne et heureuse année 5770 aux visiteurs du site de notre association.
Shana tova ou métouka!
bloavezh mat !
!שנה טובה ומתוקה
Le Nantais Nétanel Hazo a fait son alyah il ya 25 ans.
Il est parti il y a 25 ans faire son alyah.
Il a quitté sa Bretagne natale et s'est installé en Israël. Nétanel Hazo est juif. Nantais de naissance, une partie de sa famille est originaire de Questembert dans le Morbihan, celui qui se présente comme sioniste a suivi le parcours habituel.« J'ai travaillé dans plusieurs kibbouts, passé des conversions, je suis entré dans un moshav religieux (une communauté agricole coopérative), j'ai suivi l'enseignement religieux de plusieurs écoles de pensée ». Nétanel Hazo a travaillé dans les champs, dans les vignes « par 40 degrés à l'ombre », fait du commerce en ligne. Il s'est marié en 1993 avec une émigrée russe. Des voyages culturelsAujourd'hui, il vit dans un village « gardé par des soldats », à une trentaine de kilomètres de Beersheva et autant de Jérusalem. Pour se rendre à Jérusalem, il doit traverser ce qu'il appelle en paraphrasant François Mitterrand, « les territoires disputés ». « Contrairement à Tel Aviv qui est très festif et très cosmopolite, à Jérusalem on est contraint de vivre avec l'histoire. L'atmosphère est très pesante et l'on vit en permanence dans le présent et l'avenir ».
Cet été, Nétanel Hazo est à Nantes pour mettre au point une version israélienne de la Fest'Yves/Gouel Erwan, la fête des Bretons née à Nantes en 1997. « Même si là-bas, Saint-Yves ça ne veut pas dire grand-chose ». Voilà deux ans, l'homme a créé l'association Bretagne-Israël pour promouvoir la Bretagne auprès des Israéliens. « Chez nous, la France est connue, mais la Bretagne est très mal perçue ». Il est vrai que la communauté bretonne est peu développée.
« Il y a pourtant un parallèle entre la langue bretonne et l'hébreu, l'hébreu langue qui a ressurgit d'un passé prestigieux et le breton en voie de disparition, Israël a beaucoup à apprendre aux bretons, pour la survie de leur langue ancestrale ». Il rêve d'importer la culture bretonne en Israël et d'y faire venir des Bretons à l'occasion de voyages culturels ou d'échanges économiques.
Même si cela a été compromis cette année par l'opération Plomb durci.
Dominique Bloyet
Repères
Ascension
Alyah signifie littéralement « ascension ». Elle est considérée comme l'ultime forme d'identification avec le peuple juif dont la vie et le destin sont indissolublement liés à la Terre d'Israël.
2 000
Selon l'Agence juive, environ 2 000 juifs de France devraient partir cette année s'installer en Israël. Ils étaient 1 850 en 2008.
à
Monsieur Le PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE
Monsieur le Président,
Vous avez déclenchez un véritable Tsunami sur Israël et sur ses amis : Devant Netanyahu et son entourage vous avez, d’après ce que rapportent les témoins présents, donné des ordres à un premier Ministre en exercice d’un Etat souverain , dit votre « ami » :
- Débarrassez-vous de votre ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, - Remplacez-le par Mme Tsipi Livni, - Gel total de la « colonisation »…sans attendre !
Une injonction plus impérative que celle de B. Obama !
N’est-ce pas là en effet le langage d’un Suzerain à son Vassal ? Imaginez notre Président Shimon Péres vous demandant d’écarter Bernard Kouchner, ou à Obama d’écarter Hillary Clinton !
Ou alors peut-être est-cela mise en route du processus qui consisterait à fermer la fameuse « parenthèse de l’Histoire », évoquée par l’un de vos pairs dans vos Palais, il y a quelques années, prophétisant la fin des soixante ans d’existence de l’Etat d’Israël !
La réaction indignée des médias israéliens ne s’est pas fait attendre. Leurs titres sont évocateurs :
« Ingérence inacceptable…inadmissible…grossière…asymétrique…propos inquisiteurs…ne le concerne pas… », et, j’en passe…
Que le profil de Lieberman et certains de ses écarts de langage ne plaisent pas, je le consens, mais on doit juger un ministre sur son programme, sa mise en œuvre et son action. D’où la nécessaire obligation de le recevoir et de discuter sur ses vues et ses projets. Il semble que vous l’avez considéré comme « persona non grata » en évitant un contact direct. Pour ne pas déplaire aux ennemis d’Israël ? Ou bien pour ne pas entrer en compétition avec son parler vrai et direct sans langue de bois ?
Vous avez bien reçu, sans état d’âme, en grande pompe, des dictateurs sanguinaires tels le lybien Kadhafi et le syrien Assad…
En le recevant vous-même, Lieberman aurait pu vous dire qu’il n’aime pas les slogans, les clichés et formules toutes faites : Occupation, Implantation, la Paix contre les Territoires, une Solution à deux Etats. Ses mots préférés ; la Sécurité (pour Israël), avec une Economie forte (pour les Palestiniens), et la Stabilité (pour tous). Il aurait pu vous expliquer que depuis 1978, Israël a cédé des territoires représentant trois fois la superficie du pays. Il vous aurait certainement posé la question : Quelle était la situation avant 1948 et 1957 : avions-nous la paix, était-ce le paradis ici ?
Après avoir bien étudié son programme et ses interviews, et compte tenu de la déliquescence des hommes politiques en place, je lui ai accordé mon suffrage : mon bulletin de vote vaut bien celui que je vous avais accordé pour votre élection à la présidence de la République…
Monsieur le Président, soyez assuré de ma haute considération.
André MOISAN, Ingén. Retraité (ICAM 42 et SUPELEC 44), catholique pratiquant, vivant en Israël depuis plus de 16 ans, double nationalité.
TEL AVIV le 1/07/09.
Le grand, l'unique Herbert Pagani dans une émission du courageux Jacques Chancel.
Il a été interdit d'antenne en France, le 11 novembre 1975 pour avoir écrit “Plaidoyer pour ma terre” en réaction à une résolution de l'ONU assimilant le sionisme au racisme.
Herbert Pagani, זל est décédé en 1988 à Miami d'une leucémie foudroyante, il est enterré dans la terre de ses ancêtres en Israël.
Plaidoyer pour ma terre;
Annie Lambert et Claude Toczé, Les Juifs en Bretagne
Presses universitaires de Rennes.
S’il est bien un sujet qui fâche encore de nos jours les Bretons régionalistes ou les associations bretonnes, défendant à juste raison la langue bretonne, langue en voie de disparition,voir ce site : http://ouiaubreton.com/ ,c’est bien l’implication des bretons autonomistes dans la collaboration avec le gouvernement de Vichy ou pire encore, d’intelligence active avec les Nazis,la liste de ces hommes est longue et sans ambages.
Impossible de traiter le sujet rationnellement sans se faire pointer du doigt, ou de se faire rétorquer, que les historiens cités ne sont pas sérieux puisque que… communiste! …
Ma doué beniket !
Heureusement qu’ils ne sont pas francs-maçons ou Juifs ou les trois à la fois! Sérieusement, le sujet étant sensible et sérieux, il convient d’établir clairement les faits sans édulcorer les biographies de ces bretons militants, qui écrivaient sans complexes dans des journaux antisémites ou étaient les signataires d’articles virulents contre les Juifs… et qui, après guerre reçurent les honneurs d’associations, de comités, curieusement amnésiques sur le passé de leur hérault. Le livre présenté ici n’est pas un livre vengeur, mais un livre d’une objectivité sans détours, sans concessions pour la Bretagne et les Bretons.
Titulaires d’un DEA, ayant déjà publié Etre juif à Nantes sous Vichy (Siloé, 1994), les auteurs analysent les aspects et les conditions de la présence juive dans la Bretagne historique, du Moyen Age à 1945. On trouve la première mention d’une implantation dans une source religieuse du Ve siècle, à travers l’interdiction faite aux clercs de partager le repas des Juifs (concile de Vannes, vers 465). Au Moyen Age, les Juifs, très peu nombreux, participent à l’activité économique, comme marchands et prêteurs ; pour cette raison, ils peuvent subir avanies et vengeances. Nantes abrite leur communauté la plus active. Mais en 1240, par l’ordonnance de Ploërmel, le duc Jean Ier le Roux bannit les Juifs de Bretagne. Durant les siècles suivants, c’est l’activité marchande, très localisée (Nantes, Saint-Malo) qui fixe des petites communautés juives. Nantes, pour sa part, a accueilli des Juifs expulsés d’Espagne ou du Portugal. L’autorité reste attentive et l’on voit même, en 1780, le Parlement de Rennes expulser les Juifs étrangers à la Bretagne. Partout en France, la Révolution fait du Juif établi un citoyen, puis Napoléon donne à cette minorité une structuration. En Bretagne, l’effectif demeure modeste : près de 80 en 1808, autour de 200 en 1851, 215 en 1872 (dont plus de la moitié en Loire-Inférieure). Interrogeant l’imaginaire breton, les auteurs notent qu’à côté d’un récit visiblement antisémite publié par le journal Le Lannionnais en 1862-63 (La Légende du mineur), nombre de complaintes de la tradition populaire bretonne font du « Juif errant » -représenté aussi par les peintres et les graveurs- un personnage plutôt positif qui incarnerait d’une certaine façon l’humanité souffrante. La Bretagne n’échappe pas à la vague d’antisémitisme qui se répand à partir des années 1880, le sort d’Alfred Dreyfus constituant bientôt un prétexte et un enjeu. Croisant avec maestria les apports de travaux antérieurs de qualité(Pierre Birnbaum, Jean Guiffan, Colette Cosnier, André Hélard) et d’autres trouvailles d’archives –dont la presse-, les auteurs démontent les mécanismes de la violence organisée, en particulier après la publication de « J’accuse » et au moment du second procès Dreyfus à Rennes. Pour Nantes, en janvier 1898, ils parlent d’une « atmosphère de pogrom » et décrivent les attaques de magasins juifs, les intimidations exercées sur leurs clients, la publication de listes vouant des Nantais juifs à la vindicte ; tandis que l’établissement de listes similaires peut permettre aux autorités de protéger des citoyens menacés. Dans ce combat pour la justice, on remarque le rôle décisif tenu par des universitaires rennais juifs de réputation nationale comme Henri Sée et Victor Basch. Ce n’est pas un hasard si près des trois quarts du livre sont consacrés à la période la plus contemporaine, de 1920 à 1945. Tout d’abord, des pages fort convaincantes analysent l’antisémitisme de certains courants autonomistes bretons, depuis l’entre-deux-guerres. Très instruits des travaux sur le « mouvement breton », C. Toczé et A. Lambert ne logent pas tout le monde à la même enseigne et concentrent leurs investigations sur la mouvance la plus radicale, le Parti National Breton (PNB) de Mordrel et Debeauvais, et sur la prose xénophobe et antisémite contenue dans Breiz Atao (Bretagne toujours), Stur (Le Gouvernail), puis dans L’Heure bretonne. Ce passionnant chapitre 7 de la 1ère partie va logiquement jusqu’en 1944 et s’intitule « Les Juifs boucs émissaires des partisans d’une « société bretonne uniraciale ». La violence du ton n’a fait que s’accentuer, car, dans un article de 1933, Olier Mordrel, chef de ces extrêmistes, s’inquiétait de voir l’idée d’antisémitisme incomprise en Bretagne « où nous ne possédons peut-être pas plus de 2000 Juifs sur une population de plus de 3 millions d’habitants. » Les auteurs montrent bien qu’au-delà de théories racistes connues en Europe dès la fin du XIXe siècle, et au-delà des constructions linguistiques fumeuses d’une pseudo « race aryenne », ces idéologues ont vite rejoint les thèses de la hiérarchisation des races et du totalitarisme spécifiques du nazisme. Mais ils n’ont reçu dans la population de Bretagne qu’une audience fort limitée. Comme une ouverture à l’étude de la Seconde guerre mondiale, nous trouvons l’opportun rappel de l’épisode, vécu très concrètement à Saint-Nazaire, du départ et du retour du paquebot « Flandre » (1939), signe déjà des menaces graves pesant sur les Juifs cherchant à quitter l’Allemagne et l’Europe.
Quant au sort dramatique des Juifs présents sur le sol de la Bretagne entre 1940 et 1944, il est exposé magistralement, pour les raisons suivantes : de longues années de recherches d’archives et d’imprégnation bibliographique, des entretiens avec des témoins, la volonté de situer la Bretagne dans le contexte national, et même européen, celui de l’ « ordre nazi ». La construction du récit historique intègre toujours les indispensables repères législatifs (statut des Juifs d’octobre 1940, puis de juin 1941, textes sur l’aryanisation, etc.), et distingue les mesures françaises des mesures allemandes. La mise à l’écart des fonctionnaires juifs par la révocation, la réalisation pratique de l’aryanisation, le rôle des administrateurs provisoires, celui des experts, les conditions des spoliations, l’attitude plus courageuse d’un préfet et d’un sous-préfet : autant de domaines dans lesquels les auteurs nous apprennent tout. De même au sujet des arrestations, des rafles et des déportations.
Avec toutes les réserves qu’il convient d’exprimer, la Shoah aurait donc fait, parmi les quelque 2000 Juifs recensés, en octobre 1940, dans les cinq départements de la Bretagne historique, au moins 462 victimes, dont 72 enfants et adolescents déportés à Auschwitz et, pour quelques-uns, à Sobibor.
Ce bilan apparaît particulièrement lourd en Ille-et-Vilaine (35%) et dans le Morbihan (38%), la moyenne pour la France entière étant estimée à 25%.
Liste (non exhaustive) des déportés juifs de loire-inférieure de 1942 à 1944:
http://pagesperso-orange.fr/memoiredeguerre/deportation/44/deport-juifs-44.htm
S'il est bien une personnalité bretonne du 19ème siècle passionante et attachante , c'est bien celle de l'écrivain, philosophe et historien né à Tréguier, Ernest Renan que l'on pourrait nommer philosémite (terme problèmatique) au contraire de Lamennais:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Renan
Curieusement, il rejoint par son message humaniste d'alors la pensée et les réflexions de nos contemporains.
Voilà ce qu'il écrivait il y a un siècle et demi à propos du peuple Juif, de sa destinée, de son futur:
Jérusalem, une maison de prière pour toutes les nations » Israël a été la tige sur laquelle s’est greffée la foi du genre humain. Nul peuple autant qu’Israël n’a pris sa destinée au sérieux ; nul n’a senti si vivement ses joies et ses douleurs de nation ; nul n’a plus vécu pour une idée. Israël a vaincu le temps et usé tous ses oppresseurs. Le jour où une fausse nouvelle fit célébrer un an trop tôt la prise de Sébastopol, un vieux juif de Pologne, qui passe ses journées à la bibliothèque impériale, plongé dans la lecture des manuscrits poudreux de sa nation, m’aborda en me citant ce passage d’Isaïe : « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone !
» La victoire des Alliés n’était à ses yeux que le châtiment des violences exercées contre ses coreligionnaires par celui qu’il appelait le Nabuchodono¬sor et l’Antiochus de notre temps. Je crus voir devant moi, dans ce triste vieillard, le génie vivant de ce peuple indestructible. Il a battu des mains sur toutes les ruines ; persécuté par tous, il a été vengé de tous : il ne lui a fallu pour cela qu’une seule chose, mais une chose que l’homme ne se donne pas à lui-même, durer. C’est par là qu’il a réalisé les plus hardies prédictions de ses prophètes : le monde qui l’a méprisé est venu à lui ; Jérusalem est vraiment à l’heure présente « une maison de prière pour toutes les nations ». Également vénérée du Juif, du Chrétien, du Musulman, elle est la ville sainte de quatre cents millions d’hommes, et la prophétie de Zacharie s’est vérifiée à la lettre : « En ce temps-là, dix hommes s’attacheront au pan de l’habit d’un juif en lui disant :
Nous irons avec vous, car nous avons entendu dire que le seigneur est avec vous ! » Études d’histoire religieuse, p. 131,
Jérusalem, une maison de prière pour toutes les nations
Ce souhait est aujourd'hui concrétisé dans la jérusalem nouvelle, capitale éternelle du peuple juif, ouverte à toutes les croyances du monde entier.
A une époque où il est de bon ton de remettre constamment en question la légitimité juive en Israël, la découverte d’un ouvrage historique capital sur cette question, écrit au XVII ème siècle, apporte un nouvel éclairage de la plus haute importance.
“Voyage en Palestine“, est le titre d’une œuvre écrite en 1695, par Hadrian Reland (ou Relandi), cartographe, géographe, philologue et professeur de philosophie hollandais. Le sous-titre de l’ouvrage, rédigé en Latin, s’intitule : “Monumentis Veteribus Illustrata”, édité en 1714 aux Editions Brodelet.
Cette belle histoire commence de façon quasi anecdotique, dans un rayon d’une librairie de Budapest, qui renferme des antiquités littéraires, dont une partie concerne le judaïsme : d’anciennes reliques, usées par le temps mais de grande valeur historique (et monétaire), parfois manuscrites, probablement dérobées, issues d’anciennes synagogues. Cette pièce peut aujourd’hui être consultée à l’Université de Haïfa.
L’auteur de cet ouvrage, l’un des premiers orientalistes, connaissait les langues, hébraïque, arabe et grecque (ancien).
En 1695, Relandi (ou Reland) est envoyé en voyage d’études en Israël, en Palestine d’alors, pour un objectif bien spécifique : recenser plus de 2500 lieux (villes et villages) apparaissant dans le texte du Tanah (Bible) ou de la Michna, dans leur appellation originelle. A chaque fois, Reland y mentionne le nom hébraïque tel qu’il apparaît dans le texte et le verset exact auquel il se réfère. Reland y fait également figurer son équivalent en Latin-Romain ou Grec ancien.
Outre ce remarquable travail linguistique, l’auteur opère surtout un recensement de l’époque, pour chaque localité visitée : d’abord une considération d’ordre général spécifiant que la terre d’Israël d’alors est pratiquement déserte, très peu peuplée. La majorité de ses habitants se concentre alors dans les villes de Jérusalem, Acco (Acre), Tsfat (Safed), Yafo (Jaffa), Tveria (Tibériade) et Aza (Gaza). Surtout, le constat établi par le géographe conclut à une présence dominante de Juifs sur cette terre, quelques Chrétiens et très peu de Musulmans, dont la plupart étaient des Bédouins.
Quelques remarques extraites de cette passionnante étude :
L’une des conclusions qui découle de ces recherches est la contradiction définitive et rédhibitoire apportée aux arguments arabes, à savoir l’affirmation d’une légitimité palestinienne ou même d’un “peuple palestinien”.
On en veut pour preuve le fait même qu’un nom donné par les romains à l'antique Judée-SAmarie, celui de “Palestine”, ait été repris à son compte par le camp arabe…Hors pour comble d'ironie, les Philistins sont un peuple indo-européen venant de Crète(racine, P.L. SH. qui signifie envahisseur en langue sémitique!!!!)
Il faudrait aussi citer le grand écrivain Breton Chateaubriand, qui écrit que Jérusalem est fortement juive dans ses murailles lorsque celui-ci la visite en 1806, puis majoritairement juive en 1848 lorsque le califat ottoman opère un recensement, Naplouse (ex Sichem), Hébron, Safed et Tibériade.
No comment.
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