Un Breton israélien, André Moisan répond au magazine « le point »

27032008

Nous ouvrons notre site par une tribune libre, un cri du cœur et de la raison face à la désinformation ambiante qui sévit dans les médias Français sur tout ce qui touche de près ou de loin à l’état d’Israël.   

André Moisan, Breton israélien depuis quinze ans, répond avec brio  au dossier qu’a consacré l’hebdomadaire “le point” (N° 1851 du 6 mars 2008)  à l’état hébreu pour les soixante ans de sa renaissance.

Trugarez vras à André pour cet article.

Abonné au Point depuis plus de 20 ans (avant mon arrivée en Israël, en 1993), je m’attendais, en lisant ce gros titre en couverture, à trouver dans un magazine de droite, un reportage intéressant et, pour une fois, équilibré, complet, décent, voire élogieux sur ce jeune pays, « pas comme les autres », pour son soixantième anniversaire. Hélas, amère déception, révolte même, devant la présentation insolente d’un Israël, qui depuis sa « re-naissance » en 1948, lutte pour sa survie, en état de miracle permanent.  Ce que je reproche à ce reportage, d’une façon générale, c’est son total manque d’empathie envers ce peuple. Je sais bien que cela ne se commande pas, mais au moins vos journalistes eussent dû faire preuve d’un minimum d’objectivité et de courtoisie ! Voici, résumés, mes principaux griefs : 

  • Aucune allusion au refus historique, par les Pays arabes, de la Résolution 181 de l’ONU, instituant le partage en deux Etats du territoire de la Palestine (ou de ce qu’il en restait !). Les Juifs ont accepté ce partage, malgré le morcellement ; les Arabes, NON ! Les Juifs ont ainsi pu fonder leur Etat (1947). Par contre, les Arabes ont préféré « le feu et le sang ». Ce fait est capital dans le conflit israélo-palestinien, car de là découlent toutes les guerres qui suivent et qui continuent… 
  • Vous évoquez le massacre de Deir Yassin (alors que les combattants juifs avaient demandé aux Arabes d’évacuer les femmes et les enfants de ce village !), mais vous vous gardez bien de parler des nombreux massacres arabes, comme par exemple celui d’Hébron en 1929… 
  • Vous parlez de la NAQBA palestinienne (700.000 Palestiniens qui fuient leurs villages pour se réfugier dans les pays frères aux alentours). Mais vous vous gardez bien de parler de la « NAQBA » des Juifs expulsés des pays arabes et islamiques (1.000.000, dont les 2/3 trouvèrent refuge en Israël, où ils furent intégrés, sans l’aide de l’ONU ou de l’UNRWA). 
  • « Territoires occupés » (F. Mitterrand préférait dire : « Territoires disputés ») : aucune explication pour vos lecteurs. Il faut pourtant préciser que jusqu’en 1967, il n’y avait pas de Territoires occupés par les Israéliens, néanmoins la guerre existait ! Par contre la Jordanie, elle, « occupait » la Judée et la Samarie (Cisjordanie), de 1948 à 1967, sans l’aval de l’ONU ! Personne ne trouvait à y redire, la Nation et l’Etat palestiniens n’existaient pas encore… A quel Etat appartenait alors la Cisjordanie ? Je vous le demande.
  • Après la victoire contre la coalition arabe de 1967, la Cisjordanie est « occupée » par Israël, mais pas « annexée » comme l’avait fait auparavant la Jordanie. Pourtant l’histoire montre que le vainqueur d’une guerre annexe les territoires conquis (voir l’Alsace et la Lorraine !). 
  • Aucune allusion au « Triple NON » de Khartoum, au lendemain de la guerre de 1967, où les Etats arabes refusèrent toutes négociations de paix avec Israël. 
  • Il est important de préciser que, d’après le Pr Jules Basdevant, ancien Président de la Cour de Justice Internationale, ce terme d’ « occupation », « désigne la présence de forces militaires d’un Etat sur le territoire d’un autre Etat » A quel Etat appartenait ce territoire, puisque l’Etat palestinien n’existait pas ? La Jordanie ? Le Mandat britannique ? Les Ottomans ? 
  • La Résolution 242 (1967) prévoyait un retrait des forces armées israéliennes DE et non DES (ni de TOUS les) Territoires en question. 

Ce détail est capital, mais qu’en sait votre lecteur lambda ? Ce sont ces précisions qui manquent dans votre reportage : elles sont pourtant capitales pour comprendre de façon équilibrée l’origine et la complexité du conflit. Mais mes reproches ne s’arrêtent pas là ! ·         Pourquoi parlez-vous à plusieurs reprises de « l’humiliation des armées arabes vaincues ? Etre vaincu, c’est toujours humiliant, surtout lorsqu’on est l’instigateur de cette guerre perdue ! Sensibilité arabe ? ·         Votre définition du Sionisme comme étant d’abord une révolte contre la fatalité est manifestement réductrice. ·         Ben Gourion, bien que laïc, n’a pas écarté la religion en fondant l’Etat juif, bien au contraire (il avait toujours la Bible à son chevet !). La notion de « Nation juive » et de « Peuple juif » se définissait pour lui par les paramètres suivants : – Une langue ( l’Hébreu qui n’avait jamais cessé d’être parlé) – Une Ecriture ( l’Hébreu qui n’avait jamais cessé d’être utilisé). – Un calendrier divisant l’espace et le temps, sans rapport avec le calendrier grégorien. – des frontières (fixées par l’ONU). – Un drapeau (blanc-bleu, avec incrustation de l’Etoile de David), et un hymne national (Ha TIKVA), et une armée. – Une Religion (le Judaïsme), clef de voûte du Peuple juif.  ·         Pour contrer la Bible, vous ne trouvez pas mieux que de citer Israël Finkelstein, un archéologue israélien, (contesté par ses pairs, mais cela, vous vous gardez bien de le dire). Ce « scientifique » engagé a « découvert » que l’Auteur des Psaumes, « le roi David, n’était pas un grand roi, mais peut-être un chef de bande » ! D’où votre conclusion scandaleuse : « Israël, fruit de la propagande ? A chacun sa Terre promise » ! ·         Passons sur « des chiffres records », mis en encart, en petits caractères (il faut être discret pour ne pas blesser la susceptibilité des Français !). Par contre, une page entière pour la photographie de Ronit Elkabetz, actrice dans le film « La visite de la fanfare ». ·         Passons aussi sur la détresse des nouveaux pauvres (en France aussi, non ?), qui vous permet de conclure : « Le mythe de l’Israël égalitaire s’effondre », rançon d’une économie israélienne d’une insolente bonne santé : Croissance : 4,7 %, Chômage : 6,5 %, budget excédentaire, malgré l’état de guerre permanent ! ·         Vous citez, cela semble vous plaire, un certain Victor Klemperer qui compare le sionisme au nazisme ! Mais Jacques Maritain comme Jacques Ellul, vous ne les connaissez pas ! 

  • TSAHAL : une institution en faillite ? Votre reporter a certainement enquêté dans les milieux resquilleurs antimilitaristes, comme il en existe dans tous les pays du monde. Je connais personnellement, dans mon entourage, une bonne dizaine de jeunes de 18 à 25 ans qui seraient déshonorés de ne pouvoir faire l’armée. La mère de l’un d’entre eux lui conseillait une planque ; celui-ci lui a répondu : « Non ! maman, je veux les commandos de choc, comme mon frère aîné ! » Un enthousiasme et un sens de leurs responsabilités qui m’époustouflent, et un sionisme qui est loin d’être obsolète… 

·         Vos lecteurs ignorent certainement que Tsahal est la seule armée au monde où l’on enseigne aux jeunes recrues l’éthique dans les combats contre l’ennemi… Je constate aussi que de plus en plus de jeunes militaires portent la kippa, le sentiment religieux est toujours présent… ·         Pourquoi, dans votre enquête, éludez-vous complètement le problème religieux ? Le judaïsme est pourtant à l’origine du Sionisme avant la lettre : « Si je t’oublie, ô, Jérusalem, que ma dextre m’oublie, que ma langue se dessèche dans mon palais », ou « l’an prochain à Jérusalem »·         Pourquoi faites-vous silence sur la présence juive continue en Terre sainte, même après l’expulsion en 70, et malgré les persécutions ? N’est-ce pas là un attachement viscéral à leur Terre et donc la meilleure légitimité de la « Re-naissance » de leur Nation ? C’est ici qu’il faudrait citer l’Exclamation de Bonaparte, le 1er floréal an VII de la République Française, dans une « proclamation à la Nation juive » : « …Héritiers légitimes de la Palestine, levez-vous ! Montrez que la puissance de vos oppresseurs n’a pu anéantir le courage des descendants de ces héros qui auraient fait honneur à Sparte et à Rome… Un peuple qui pleure encore, près de 2.000 ans après, sur la destruction de son Temple, est un peuple éternel ! »  Mais revenons à votre enquête et au choix des photographies pour illustrer votre texte : 

  • Pour amuser le gogo, une belle photographie, pleine page, d’un Juif ultra-orthodoxe sur une plage de Tel Aviv, sans doute la photo du siècle ! En 15 années, je n’ai jamais vu un ultra-orthodoxe sur une plage de Tel Aviv ! 
  • A propos de Tel Aviv, justement : une honte ! 12 photographies de la métropole, aussi laides les unes que les autres, et quelles vues ! Ma ville où j’habite avec bonheur, je ne l’ai pas reconnue ! On se croirait dans une banlieue du Tiers-Monde. 
  • Où sont ma « ville blanche », inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO (2003), qui fête cette année son centenaire, ses plages super équipées, bordées sur des kilomètres par la « Taielet » [promenade], son architecture, ses quartiers si sympathiques comme, par exemple, « Neve Tsédek »? Etc.  
  • Et JERUSALEM ? Rien, pas une photo, pas un mot sur la capitale de l’Etat, sur le Mur des Lamentations, sur les synagogues, pas même celle détruite par les Jordaniens, qui jouxtait les deux célèbres Mosquées, lesquelles sont toujours à l’honneur, elles ! C’est à croire que Jérusalem ne fait pas partie d’Israël, n’appartient pas au Peuple juif ! Qui donc l’a fondée ? Quel autre peuple que les Juifs en a fait sa Capitale depuis 3.000 ans ? Sans doute votre journaliste emboîte-t-il le pas aux Nations qui refusent « l’annexion » de la Ville par ses propriétaires légitimes et immémoriaux ! 

  Pour Le Point, si je comprends bien, Jérusalem, capitale d’Israël, ne sera pas partie prenante des festivités du soixantenaire.   André Moisan. 

 Tel Aviv.  

Serge Gainsbourg:

Le sable et le soldat(chanson inédite), ode à Israël:

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« Les Bretons,peuple amical et courageux » David Ben Gourion.

21032008

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Non, ce n’est pas un président de la patrie des droits de l’homme qui a écrit cela, mais un premier ministre d’un « vieux jeune état »; David Ben Gourion.

En 1954, la revue « al liamm » consacre un article sur l’état juif.

L’emsav est particulièrement sensible à la résurrection de l’hébreu comme langue vivante, profane, elle qui fut confinée depuis des siècles comme langue sacrée dans les écoles talmudiques, les yéchivot.

Laissons s’exprimer Per Denez: 

« Ur vro vihan eo Israhel : 700 000 den a oa enni e 1948. D’ar mare-se avat he deus gouezet gounit he frankiz a-enep da zaou eus galloudoù bras ar bed, ar Saozon hag an Arabed. Hag hep gortoz tamm ebet bezañ gounezet ar frankiz politikel, he deus gouezet ivez dasorc’hiñ he yezh, marv abaoe kantvedoù evel prezeg pemdeziek. Ur vro vihan eo Israhel dre niver an dud. Ur vro vras eo dre nerzh-kalon, ha kalz hon eus da zeskiñ ganti. »

« Israël est un petit pays : il y avait 700 000 habitants en 1948. À cette époque, il a su gagner sa liberté contre deux grandes puissances mondiales : les Anglais et les Arabes. Et sans attendre sa liberté politique, il a su ressusciter sa langue, morte depuis des siècles en tant que langue parlée. Israël est un petit pays en ce qui concerne sa population. Mais il est grand, vu sa force de caractère, et nous avons beaucoup à apprendre de lui. »

David Ben Gourion ancien et futur premier ministre, alors ministre de la défense adressa une lettre de félicitation aux rédacteurs de la revue en ces termes:

« Although I am unfortunately unacquainted with the noble Breton language, I will keep that review as a cherished treasure and gift of a friendly and brave people. 21 »

« Bien que je ne parle pas malheureusement la noble langue bretonne, je garderai cette revue comme un trésor précieux et un cadeau venant d’un peuple amical et courageux. »

Voici une phrase que les dirigeants français de droite comme de gauche devraient méditer…

Kenavo

שלום

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Sobibor, destination finale des juifs finistériens,la famille Perper.

12032008

Sobibor (Pologne)


Sobibor fut ouvert en mars 1942. Premier commandant: Franz Stangl. Environ 700 travailleurs juifs furent mis au travail dans le camp. Celui-ci était divisé en deux parties: la section administrative comprenant les baraques où étaient entreposés les biens volés aux victimes, la section d’extermination comprenant entre-autr es les sites de crémation. A l’origine, trois chambres à  gaz utilisant du monoxyde de carbone produit par des moteurs diesel furent construites. Trois autres chambres à gaz furent ajoutées par après. Les opérati ons d’extermination commencèrent en avril 1942. Elles s’arrêtèrent suite à la révolte des prisonniers le 14 octobre 1943. Plus de 250.000 personnes, en grande majorité juives, furent exterminées à Sobibor.

 

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Frantz Stangl, officier SS, commandant du camp.

 

Sobibor fut le second camp d’extermination a être ouvert dans le cadre de l’ « Aktion Reinhard ». Il était installé dans une région peu peuplée mais stratégiquement intéressante car située à proximité des centres de population juive des districts de Chelm et Lublin. La construction du site par des équipes de travailleurs forcés polonais et juifs débuta en mars 1942. L’expérience de Belzec fut prise en compte dans la conception de Sobibor.

Le site était entouré d’un champ de mines, et d’une triple enceinte de fils de fer barbelés comprenant des tours de garde. Il était divisé en une partie destinée à la réception des populations vouées à l’extermination ainsi qu’en trois camps distincts. Le site de réception comprenait un quai pouvant recevoir un convoi de plus de 20 wagons. C’est également à cet endroit qu’étaient installés la section administrative, l’armurerie et les quartiers des SS et des gardes ukrainiens.


Carte du camp d’extermination de Sobibor

Le premier camp abritait les prisonniers juifs utilisés par les gardes ukrainiens. En quittant les quais, en direction du second camp, on pouvait voir les baraques ou étaient entreposés les vêtement et les bagages des victimes. A l’intérieur du second camp, une surface de terrain était entièrement entourée de branchages et de fils de fer barbelés. C’est à cet endroit que les prisonniers devaient se déshabiller avant d’être dirigés à travers un étroit passage vers les chambres à gaz.

Le troisième camp était l’endroit le plus isolé et était entièrement camouflé par des arbres. C’est là qu’étaient installées les chambres à gaz, chacune pouvant recevoir 160-180 personnes. Le gazage se faisait par monoxyde de carbone produit par des moteurs diesels. Les cadavres étaient ensuite retirés des chambres et brûlés dans des fosses spécialement conçues à cet effet.

En avril 1942, Franz Stangl, un officier SS ayant pris part à l’opération d’euthanasie T4, devint commandant du camp. Stangl avait sous ses ordres 20-30 soldats SS, la plupart ayant déjà pris part à l’opération T4. L’équipe de SS était complétée par une compagnie de gardes ukrainiens. De 200 à 300 juifs travaillaient en équipe aux chambres à gaz ainsi qu’aux fosses de crémation.Ils devaient nettoyer les chambres à gaz, arracher les dents en or des cadavres et acheminer ceux-ci vers les fosses.Environ 1.000 juifs travaillaient au nettoyage des wagons et des quai, rassemblant les valises et les vêtements des victimes.

De mai à juillet 1942, près de 100.000 juifs furent gazés à Sobibor. Ils provenaient de Lublin, de Tchécoslovaquie, d’Allemagne et d’Autriche (la plupart ayant transité par les ghettos de Pologne ou par Theresienstadt). Ils arrivaient à Sobibor par train et étaient débarqués sur les quais du premier camp. Les bâtiments construits à proximité des quai étaient conçus pour rassurer les victimes. Les déportés étaient séparés en fonction de leur sexe et de leur âge, les hommes d’une part, les femmes et les enfants d’autre part. Ils devaient remettre leur bagages, se déshabiller puis étaient dirigés vers les chambres à gaz. Les hommes étaient toujours gazés en premier. Le processus d’extermination prenait environ 20-30 minutes. L’extermination d’un convoi de 20 wagons prenait de 2 à 3 heures.

Entre août et septembre 1942, les gazages cessèrent afin de réparer les voies de chemin de fer menant à Sobibor. Le nombre de chambres à gaz passa à cette époque de 3 à 6. Ces nouvelles installations permirent aux SS de gazer jusqu’à 1.200 personnes à la fois, les corps étant toujours brûlés dans des fosses de crémation. Le camp, à présent sous le commandement de Franz Reichsleiter, repris les opérations de gazage en octobre 1942 et ce jusqu’au printemps 1943.

Au cours de cette période, près de 80.000 juifs galiciens, 150.000 juifs du Gouvernement Général ainsi que 25.000 juifs slovaques furent exterminés. En mars 1943 arriva le premier convoi de juifs français. Entre mars et juillet 1943, 19 convois acheminèrent 35.000 juifs hollandais. Dans ses derniers mois d’activité, Sobibor fut également utilisé pour exterminer les populations de ghettos de Vilna, Minsk, et Lida. En tout, on estime que 250.000 juifs furent assassinés à Sobibor.

En juillet 1943, Himmler, qui avait visité le camp en février, ordonna de transformer Sobibor en camp de concentration. Cet ordre signifiait l’arrêt de mort des équipes de prisonniers juifs qui travaillaient aux quais et aux chambres à gaz. Il était évident pour eux qu’étant témoins de l’extermination de dizaines de milliers d’innocents, les SS ne permettraient pas à un seul d’entre eux de rester en vie. Les prisonniers juifs décidèrent donc d’organiser un mouvement de résistance sous les ordres de Léon Feldhendler.

Léon Feldhendler fut aidé par Alexander Pechersky, un juif prisonnier de guerre d’origine russe qui arriva au camp en septembre 1943. La révolte éclata le 14 octobre 1943. Au cours du combat qui s’ensuivit, 11 SS ainsi qu’un certain nombre de gardes ukrainiens furent tués. Près de 300 prisonniers juifs s’évadèrent, mais des dizaines d’entre eux moururent dans le champ de mines entourant le camp et des dizaines d’autres furent repris dans les jours qui suivirent la révolte. En tout et pour tout, seul 50 prisonniers survécurent à la guerre. Le camp fut fermé en octobre 1943 et camouflé en ferme.

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Les survivants de la révolte, après la guerre.

 

Il est à noté que la famille Perper fut arrêtée en octobre 1942 et gazée dès leur arrivée au camp.

Un an après la révolte grondait dans ce camp de la mort,peut-être qu’alors la famille Perper aurait fait partie des cinquante survivants de cette rébellion du désespoir…

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